Vivre à deux la passion de l'élevage

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Installés près de Lanuéjols, Agnès Robert et Jérôme Pitot ont repris une exploitation de vaches laitières en 2019. Une installation qui a pu s'effectuer notamment grâce à l'attribution de 18 hectares supplémentaires issus de la remise en culture des terres de Chapieu. Crédits : © SC

Comme souvent pour des éleveurs, parler du sens du métier revient à un mot : « la passion ». C'est ce que partagent Jérôme Pitot, 30 ans et Agnès Robert, 23 ans, couple d'exploitants agricoles installés sur la commune de Lanuéjols, dans la vallée de la Nize, depuis le 1er janvier 2021. Deux Lozériens issus l'un du Massegros, l'autre de Saint-Amans. Chacun a fait un bout de chemin pour se retrouver au Gaec de Finiols, à deux pas du château du Boy, à dix kilomètres au sud de Mende. Tous deux avaient déjà un parcours proche du milieu agricole. Jérôme, âgé de 30 ans, est fils d'agriculteur et a été, avant de s'installer, salarié agricole tandis qu'Agnès, 23 ans, travaillait dans une coopérative de négoce de bétail à Antrenas. L'installation, ils l'avaient depuis longtemps en tête : « moi je voulais des ovins, Jérôme penchait plus pour l'élevage de vaches Aubrac pour la viande » raconte Agnès. Ce seront finalement des bovins, mais en production laitière. Un compromis issu de l'opportunité qu'ils saisissent fin 2019. Inscrits sur le répertoire départ installation (RDI), ils tombent sur cette exploitation au sud de Mende, à l'époque tenue par deux frères, prêts à partir en retraite, sur des terres déjà engagées vers le bio. La ferme est séparée en deux entités. Le jeune couple reprend l'activité bovin lait et constitue le Gaec de Finiols, avec un bail de location sur 25 ans.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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