Les deux fondateurs des « Nouveaux Fermiers » ont annoncé le 21 septembre le démarrage prochain en France d’une unité de production de « viande végétale », c’est ainsi qu’ils nomment leur innovation. Une première dans l’Hexagone qui risque de ne pas passer inaperçue.

« La ligne industrielle met en œuvre le processus de fabrication innovant de l’entreprise, qui lui permet d’obtenir, à partir de végétaux, une texture similaire à la viande », assurent les deux industriels dans leur communiqué. Pas un gramme de viande, et pourtant ça ressemble a de la viande, qui devrait donc bien se tenir dans les hamburgers !

Pas d’élevage, mais une texture et un goût comparables à la viande, c’est aussi le pari de la viande dite « cellulaire ». Un nouveau créneau de marché qui ne servirait pas que la cause animale, observe dans Réussir Bovins Viande Jocelyne Porcher, directrice de recherche à l’Inra. Une enquête menée récemment auprès des consommateurs allemands et français montre la curiosité suscitée par ce nouveau produit sorti des laboratoires.

Lire aussi « Une OPA sur la viande ? - Le "mélange des genres gênant" de Xavier Niel dénoncé par la FNSEA »

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

innovation
Suivi
Suivre
démarrage
Suivi
Suivre

44% des Français seraient prêts à goûter de la viande "in vitro"

Cette étude menée par AgroSud Dijon, l'université de Bath (Royaume-Uni) et l'Ifop montre que 44% des Français seraient prêts à goûter de la viande "in vitro". 34% des consommateurs de viande seraient même prêts à remplacer la viande "classique" par sa version alternative cellulaire. C’est ce que révèle un article paru fin août dans le journal Foods (groupe MDPI). Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont questionné via internet 1000 Français et 1000 Allemands issus de panels Ifop. « Les consommateurs allemands sont significativement plus ouverts au concept que les Français », notent les auteurs, avec 58% de répondants prêts à goûter et 53% prêts à remplacer leur consommation de viande "classique". « Des marchés substantiels pour la viande in vitro existent dans les deux pays », indique l'étude. Pour expliquer l'intérêt plus prononcé outre-Rhin pour ce type de viande, les chercheurs avancent que les omnivores qui n'envisagent pas de réduire leur consommation de viande y représentent moins de la moitié de la population, et ce « pour la première fois à notre connaissance ». « Les implications sociales pourraient être profondes, étant donnée l'importance de la normalité comme une justification centrale pour la consommation de viande », estiment les auteurs.

Lire aussi « La viande in vitro ne convainc pas toute la communauté scientifique »

Lire aussi « Le lobby de la viande cellulaire en embuscade » dans Réussir Volailles.

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires