Veau sous la mère : Bévicor à la relance

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En fêtant, lors de sa dernière AG, ses 35 ans d'existence, le groupement de producteurs Corréziens Bévicor a fait les comptes d'une politique menée par ses dirigeants depuis la fin des années soixante. Sa principale vocation - la défense du veau sous la mère - s'est révélée stratégiquement payante, comme l'a rappelé lors de la présentation de son rapport d'orientation sa présidente Annie Soularue. Fort de 1300 adhérents, Bévicor s'est toujours appuyé sur la qualité de ses productions, malgré les crises conjoncturelles qui ont frappé ces dernières années le monde de l'élevage.

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L'activité phare du groupement - le veau sous la mère - lui aura permis de retrouver en 2003 les bons résultats observés juste avant la seconde crise de l'ESB avec 15.500 veaux produits, tout en perdant dans le même temps 15% de ses producteurs. Les autres chiffres sont tout aussi positifs : la section porcine, première en tonnage de la coopérative, affiche une progression régulière due à ses démarcations labels rouges et autres signes distinctifs de qualité. Les bovins maigres, les bovins finis, les reproducteurs limousins et les volailles vont dans le même sens. Sans entrer dans les détails des comptes, on relève une montée en puissance régulière d'une production qui fait de Bévicor un des meilleurs intervenants du monde coopératif Limousin, fortement touché ces derniers mois par la liquidation de la «Maison de l'Agriculteur».

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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