Interbev et l’Institut de l’élevage ont publié un guide pour aider éleveurs et opérateurs du transport d’animaux vivants à évaluer si un ovin est apte à être transporté.
Cet ovin est-il en état d’être transporté ? Interbev et l’Institut de l’élevage ont travaillé de concert sur un guide d’évaluation de l’aptitude au transport des ovins. Malgré le faible nombre d’ovins réellement concernés par une inaptitude au transport, le sujet est de taille. La transportabilité des animaux d’élevage est soumise à la réglementation européenne.
Comme le guide le rappelle, « le transport d’animaux inaptes peut entraîner des sanctions, des pertes financières et un retrait de l’autorisation du transporteur et/ou du conducteur ». L’interprétation de ces textes étant parfois ardue, ce nouveau guide de 24 pages explicite les règles à respecter et les points de vigilance. Éleveurs, transporteurs, convoyeurs, agents d’abattoir ont ainsi à disposition un outil commun, permettant d’établir une base de discussion sereine. Le kit mis à disposition par Interbev comprend aussi un tableau récapitulatif pour les transporteurs, ainsi qu’un support de formation intra-entreprise.
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Le document compile les indicateurs observables pour reconnaître les animaux inaptes au transport ou pour lesquels il convient de se poser la question. De manière générale, les animaux blessés, incapables de bouger par eux-mêmes sans souffrir sont considérés comme inaptes, tout comme les agneaux nouveau-nés ou les femelles autour de la mise bas. Un animal abattu, fatigué, trop maigre, avec des difficultés respiratoires ou une posture anormale doit interpeller les opérateurs. En cas de doute, il est recommandé de ne pas transporter l’animal, et de se référer à l’avis d’un vétérinaire. Pour rappel, il est interdit de destiner et d’introduire à l’abattoir tout ovin accidenté.