Le bitume utilisé dans les chantiers de travaux publics est issu des filières pétrolières. L’enrobé végétal Biophalt propose une alternative pour recouvrir les routes avec un matériau à hautes performances techniques et environnementales. Crédits : © David Fleg / flickr

Un enrobé végétal pour recouvrir les routes, c’est ce qui vient d’être posé sur 2 km de voirie dans les Deux-Sèvres. Le chantier a été réalisé par le groupe Eiffage. L’information est relayée par Agri 79 sur le site CaracTerres.

L’enrobé porte le nom de Biophalt. Il est composé d’un liant végétal issu de la sylviculture des Landes est « entièrement recyclable », explique le journal départemental. L’enrobé provient de déchets de papeterie. Pas de matériau issu du secteur pétrolier donc, et il est possible d’intégrer dans sa composition 30 à 40 % d’enrobé recyclé. Ces caractéristiques permettent à ce bitume de bénéficier d’une empreinte carbone neutre.

 

La solution à hautes performances techniques et est pour le moment plus onéreuse qu’un enrobé classique. Le surcoût est de 25 % actuellement mais la Communauté de communes du Val de Sèvre, à l’origine de ces travaux novateurs, estime que le prix pourrait baisser si la technique se développe.

Le Biophalt expérimenté dans les Deux-Sèvres et le Gers

Dans le Gers, une expérimentation similaire va être menée pendant 4 ans sur la RD654. « Pour la rénovation d’un km de chaussée, la technique d’enrobé à base de liant végétal permet de réduire de 22 tonnes les émissions de CO2, soit l’équivalent de 22 allers-retours Paris-New-York en avion », indique le Conseil départemental du Gers dans actu.fr.

 

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