« Un coup de poignard dans le dos », telle est l'expression employée par la Fédération nationale bovine (FNB) pour qualifier la relance des négociations commerciales entre UE et Mercosur décidée par la Commission européenne. Selon le syndicat, cet accord de libre-échange entraînerait une hausse des importations en provenance des pays d'Amérique du Sud dont « la production ne respecte en aucun cas les normes réglementaires fixées par l'UE pour sa propre production. » Autre argument : la dépendance accrue de l'Europe vis-à-vis de ces pays tiers, présentée comme « une aberration sur le plan des équilibres économiques et environnementaux ». Des relations plus étroites avec le Mercosur pourraient mettre en danger d'autres filières françaises comme celles de la volaille, du sucre, de l'éthanol et des céréales, souligne-t-on au ministère de l’Agriculture. Par ailleurs, la commission des Affaires européennes de l'Assemblée nationale a émis jeudi un « avis défavorable » au dégel des négociations.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.