L´augmentation des effectifs de vaches laitières dans les élevages a entrainé une consommation supérieure de stocks fourragers cet hiver. D´autant que les rendements n´ont pas été toujours au rendes-vous. Pour ne pas se retrouver à court de fourrages avant la récolte des maïs, la chambre d´agriculture du Calvados propose quelques pistes à étudier. Il s´agit tout d´abord de valoriser au mieux les surfaces en herbe. Les récoltes précoces (fin avril-début mai) fournissent un fourrage de haute valeur alimentaire. Et les regains précoces seront de qualité. L´alternance fauche-pâturage sur le maximum de parcelles limitera également les refus. La présence de stocks d´herbe sur pied s´avère intéressante pour aborder l´été. Les apports d´azote de fin mai-début juin serviront à constituer ces stocks sur les prairies à base de graminées. Attention toutefois à bien raisonner la fertilisation azotée pour ne pas fragiliser la trésorerie.
Ensilage de céréales
Deuxième possibilité : les ensilages de céréales immatures. Ce type de récolte libère les sols tôt, vers la fin du mois de juin, et permet la mise en place d´une interculture qui peut fournir quelques tonnes de matière sèche. Si les stocks viennent malgré tout à manquer, il reste envisageable d´avancer la date de récolte du maïs. Ensiler avant la maturité optimale exige néanmoins d´adapter la ration alimentaire en conséquence.
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