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Entre une activité assez limitée et des fondamentaux rassurants, les cours des céréales trouvent peu de soutien et reculent. Que ce soit sur le marché intérieur hexagonal ou mondial, la demande est très réduite.
Période du 23 au 30 mars. Les prix des céréales à paille ont de nouveau chuté sur leur marché physique respectif, le maïs reculant lui aussi, mais dans une moindre mesure. Les cours sont pénalisés par une activité limitée par de faibles besoins en blé et en orge pour la campagne actuelle, et de bonnes perspectives pour la prochaine. Par ailleurs, ces éléments ont beaucoup pesé sur les prix des productions issues de la zone mer Noire, notamment en Russie. Une baisse qui s’est répercutée sur les cours européens. Que ce soit sur le marché intérieur hexagonal ou mondial, la demande est très réduite. L’industrie de la nutrition animale française, belge et espagnole notamment, procède à quelques achats de blé et d’orge, mais les quantités restent faibles. Les meuniers sont, quant à eux, intéressés par la récolte 2021, délaissant l’actuelle sur laquelle ils sont déjà bien couverts. Certains procèdent même à des reventes ou annulent des contrats faute de débouchés en RHD. De plus, la publication d’un rapport du département de l’Agriculture états-unien sur les intentions de semis d’agriculteurs, a généré un certain attentisme de l’ensemble des opérateurs en début de semaine.
Sur le marché mondial, même si les besoins sont peu manifestes, on notera l’appel d’offres algérien pour la livraison de blé meunier en avril-mai. Au 28 mars, selon les autorités européennes, l’UE a vendu 19,79 Mt de blé tendre (25,62 Mt à date en 2020), 5,72 Mt d’orge (5,87Mt en 2020).
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Les conditions de culture sont globalement encourageantes concernant la production de céréales à paille, que ce soit en Europe (zone mer Noire comprise) ou en Amérique. En France, d’après le dernier bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » étaient, au 22 mars, stables en blé tendre et en orge d’hiver sur la semaine, à respectivement 87 % et 85 % (versus 63 % et 63 % à la même date en 2020).
Les cotations du maïs hexagonal ont moins reculé que celles du blé tendre et de l’orge fourragère. Demandés par la nutrition animale française et espagnole, les volumes sont rares, et notamment sur l’intercampagne pour laquelle culminent les besoins. Les prix sont particulièrement fermes sur cette période charnière. Côté champs, les premiers semis ont débuté sur le territoire français (sud de la Vendée). Par ailleurs, selon la Commission européenne, l’UE a importé, au 28 mars, 11,65 Mt de maïs (15,95 Mt en 2020).
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