Julien Denormandie a procédé ce week-end à une explication de la petite phrase sur les pesticides prononcée par Emmanuel Macron qui a agité les réseaux sociaux vendredi 3 septembre. « Je veux que la présidence française de l’Union européenne porte une initiative forte de sortie accélérée des pesticides », avait déclaré le président de la République en inaugurant le congrès mondial de la nature (d’UICN France) à Marseille.
« Ce qu’a dit le Président de la République ne doit pas se résumer en un tweet», a réagi dès le 4 septembre Julien Denormandie dans un thread sur Twitter. Le ministre de l’Agriculture a précisé que le président de la République voulait indiquer « que la question des pesticides doit désormais être portée au niveau européen […] Sinon, nous créons juste de la compétition déloyale, sur le dos de notre agriculture et de notre environnement ! ».
Le mot d’ordre de la France « est toujours la même : « pas d’interdiction sans alternative »», poursuit-il encore. Le ministre de l’Agriculture indique aussi que pour accélérer la transition, « après le plan France Relance, le plan d’investissement France 2030 mettra l’agriculture au cœur de son action ».
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L’agriculture au cœur du plan d’investissement France 2030
Afin d’éviter la concurrence déloyale, le ministre de l’Agriculture précise encore que la priorité de la présidence française de l’Union européenne sera de mettre en place des clauses miroirs, la France s’opposant notamment à l’accord Mercosur en l’état.
Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, avait confié à nos confrères d’Agrapresse avoir été surprise par le terme de « sortie » employé par le président : « Emmanuel Macron est le premier président à parler de cette façon. Mais c’est aussi le premier à nous avoir dit qu’il interdirait le glyphosate, pour revenir en arrière trois ans plus tard ».
Explications très claires de @J_Denormandie . Halte aux surtranspositions, la diminution des produits phytosanitaires et la suppression des plus nocifs doit être traitée au niveau européen. La suppression de l'ensemble des produits ne peux pas etre un objectif. https://t.co/PPNGEbZGZ6
Jean-Baptiste Moreau, agriculteur et député LREM, a jugé dans un tweet les explications « très claires » de Julien Denormandie. « Halte aux surtranspositions, la diminution des produits phytosanitaires et la suppression des plus nocifs doit être traitée au niveau européen. La suppression de l’ensemble des produits ne peut pas être un objectif », écrit-il.