Pour faire face aux conséquences de la sécheresse sur l’agriculture, le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen a rappelé aux Etats membres les outils à disposition dans le cadre de la PAC. Bruxelles évoque aussi des flexibilités dans la directive Nitrates.
Avec Agra Presse
« Les agriculteurs savent très bien que les moyens financiers sont limités », soutient le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen, le 7 septembre sur Euronews. Le commissaire, à Dublin dans le cadre de la réunion informelle des ministres de l’Agriculture de l’UE, rappelle en conférence de presse ce 8 septembre quelles sont les mesures à disposition des Etats membres pour répondre aux conséquences de la sécheresse sur l’agriculture.
Possibilité d’effectuer des paiements avancés des aides PAC
Christophe Hansen évoque les possibilités d’effectuer des paiements avancés, ou d’augmenter le montant des avances d’aides PAC. Les Vingt-sept peuvent aussi accorder des dérogations à certaines obligations lorsque les agriculteurs font face à des circonstances exceptionnelles ou à des catastrophes naturelles.
Des flexibilités dans la directive Nitrates pour les calendriers d’épandage d’effluents d’élevage
Des flexibilités peuvent aussi être retrouvées dans la directive Nitrates, indique le commissaire, qui évoque l’adaptation des calendriers d’épandage d’effluents d’élevage à certaines conditions climatiques. Christophe Hansen a aussi rappelé le « plan d’action engrais » annoncé en juin par Bruxelles, où 540 millions d’euros étaient débloqués pour les agriculteurs les plus touchés par l’augmentation du prix des engrais.
« On pourrait éventuellement utiliser les 450 millions de l’an prochain, mais ce ne serait pas suffisant à l’échelle des 27 Etats membres »
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« Cet outil permet de rapidement apporter de la liquidité aux agriculteurs. C’est leur problème le plus urgent », soutient le commissaire européen à l’Agriculture. « On pourrait éventuellement utiliser les 450 millions d’euros de l’an prochain [de la réserve de crise de 2027, ndlr], mais ce ne serait pas suffisant à l’échelle des 27 Etats membres », complète-t-il, répondant à une question.
Christophe Hansen explique aussi attendre de la prochaine PAC un volet sur l’eau, qui pourra aider à financer des « systèmes d’irrigation plus efficaces », des « technologies de précision » et à travailler à améliorer la santé des sols en vue de mieux retenir l’eau. Des mesures qui pourraient être financées par l’« objectif rural », qui devrait représenter au minimum 10 % des fonds des plans de partenariats nationaux et régionaux, précisent nos confères d’Agra Europe. « Gérer la crise d’aujourd’hui ne signifie pas perdre de vue le travail de préparation de demain », affirme le commissaire européen à l’Agriculture.