Sécheresse : les entreprises de travaux agricoles alertent sur les difficultés de paiement des agriculteurs

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Les ETA s’alarment du manque de trésorerie de certains agriculteurs pour régler les travaux effectués et redoutent « un effet domino ». Crédits : © Xavier Delbecque

Dans un communiqué du 30 juillet, les entreprises de travaux agricoles de la FNEDT s’inquiètent de la capacité de certains agriculteurs à payer les travaux réalisés.

La Fédération nationale des entrepreneurs des territoires (FNEDT) alerte dans un communiqué en date du 30 juillet sur la fragilité économique de certains agriculteurs. « Lorsque les entreprises de travaux agricoles commencent à s’interroger sur la capacité de leurs clients à régler leurs factures, ce n’est jamais bon signe pour l’agriculture », s’inquiète Philippe Largeau, président de la FNEDT.

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Dans les Pays de la Loire et en Charente, certains agriculteurs ont du mal à régler leur facture

La FNEDT fait l’analyse suivante : la moisson s’est achevée dans la majeure partie de la France avec deux ou trois semaines d’avance et si les rendements en blé tendre et en orge d’hiver sont dans la moyenne, il y a des disparités territoriales et des prix insuffisants. « Pour de nombreuses exploitations, cette campagne ne permettra pas de reconstituer des trésoreries déjà éprouvées par plusieurs années difficiles », résume la FNEDT qui a remarqué que dans les Pays de la Loire et en Charente, certains agriculteurs ont du mal à régler les travaux réalisés.

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Des cultures sous tension : maïs, betteraves, tournesols, légumes de plein champ

Quant au maïs, il est l’objet de toutes les attentions, avance aussi la FNEDT :  les assolements de 2026 ont reculé et les vagues de sécheresse et de chaleur ont fortement dégradé le potentiel de rendement. Pour les éleveurs, un ensilage précoce s’organise déjà dans plusieurs régions, associé à une forte baise de la pousse de l’herbe. Les betteraves, le tournesols et les légumes de plein champ sont également sous tension.

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Les baisses de rendement vont se répercuter sur les ETA

Les entreprises de travaux agricoles (ETA) spécialisées s’inquiètent des baisses de rendement signifiant moins de volume à récolter, arracher ou déterrer. « Et alors même que la campagne est loin d’être terminée, les interrogations portent déjà sur les prochains chantiers face à la nouvelle inflation des intrants : semis de couvert, cultures dérobées, épandages d’amendements ou de matières organiques », s’inquiètent-elles.

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Les entreprises de travaux craignent « un effet domino »

Les entreprises soulignent que depuis cinq ans, le prix des agroéquipements a progressé de 40 % et le Smic de plus de 20 %. Elles ajoutent qu’il faut ajouter les coûts liés à la réorganisation des chantiers, à la préventions des incendies ou aux restrictions d’interventions encadrées par les arrêtés préfectoraux. « Le risque est celui d’un effet domino », préviennent les entreprises, avec « un allongement des délais de paiement, des tensions de trésorerie et des investissements différés ».

« Les ETA ne peuvent plus servir de banquiers de l’agriculture »

« Les ETA ne peuvent plus servir de banquiers de l’agriculture. Une mauvaise récolte ne s’arrête pas au revenu de l’agriculteur. Elle finit par aussi par fragiliser les entreprises de travaux qui portent les investissements, les matériels et les emplois indispensables aux filières », prévient Philippe Largeau qui appelle le gouvernement, les services déconcentrés et le législateur à prendre en compte toutes les composantes de l’amont agricole afin de préserver la souveraineté alimentaire.

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