Phytosanitaire Sans CSP, pas de Certiphyto

- - 3 min

La Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme dispense les formations pour le Certihyto. Selon ses chiffres, les agriculteurs puydômois seraient nombreux en 2024 à devoir renouveler leur certificat.

Pour rappel, il est désormais obligatoire d’avoir suivi un Conseil Stratégique Phytosanitaire (CSP) pour pouvoir renouveler son Certiphyto. Regardez donc dès aujourd'hui la date de renouvellement de votre Certiphyto, si celle-ci arrive à échéance dans les mois à ve­nir, contactez la Chambre d’agriculture pour qu'elle organise de nou­velles sessions collectives de CSP près de chez vous.

Le CSP dans le détail

Depuis le 1er janvier 2021, la loi de séparation des activités de vente et de conseil des produits phytosanitaires est entrée en vigueur, dans l’optique de réduire leur utilisation. L’objectif premier est de garantir l’indépendance du conseil délivré aux agriculteurs.

Cette nouvelle loi instaure le conseil stratégique à l’utilisation des produits phytosanitaires (CSP) obligatoire pour tous les agriculteurs. Concrètement, il s'agit d'un diagnostic individuel de l'exploitation suivi d'un plan d’actions construit conjointement avec l'agriculteur, comprenant des mesures visant à réduire l’usage et/ou l’impact des produits phytosanitaires sur l’exploitation, tout en maintenant la viabilité de l’exploitation. Ce conseil individualisé permet ainsi d’améliorer les stratégies de gestion des bioagresseurs. La réalisation du conseil sur l’exploitation donne lieu à la délivrance d’une attestation, qui est nécessaire à partir de cette année 2024 en cas de contrôle sur l'exploitation ainsi que pour le renouvellement du Certiphyto.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

arboriculture
Suivi
Suivre
produit phytosanitaire
Suivi
Suivre

Qui est concerné ?

Toutes les exploitations utilisatrices de produits phytosanitaires doivent réaliser un 1er conseil stratégique phytos (CSP) avant le 1er janvier 2024. Seules sont exemptées : les exploitations certifiées Agriculture Biologique ou en cours de conversion sur la totalité de leur surface ; les exploitations certifiées Haute Valeur Environnementale (certification environnementale de niveau 3) ou HVE 3 ; les exploitations n’utilisant que des produits de biocontrôle, des produits composés uniquement de substances de base ou de substances à faible risque ou nécessaires aux traitements obligatoires ; les exploitations n’utilisant que du PH3 comme produit phytosanitaire dans le cadre de la lutte contre les rats taupiers, dans les communes où la lutte est obligatoire. Un CSP est nécessaire par exploitation. Il doit être renouvelé 2 fois tous les 5 ans, avec un intervalle de 2 à 3 ans entre chaque CSP. Il doit être renouvelé 1 fois tous les 5 ans, pour les exploitations avec des petites surfaces (inférieures à 2 ha en viticulture, arboriculture et maraîchage, à 10 ha pour les autres cultures). 

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires