La 60e édition du Salon de l’Agriculture qui s’est tenue du 24 février au 3 mars a été marquée par une forte médiatisation, notamment en raison du mouvement de colère des agriculteurs qui a mobilisé les journalistes, avec une exposition média qui a doublé par rapport à l’année dernière.
Selon une étude d’Onclusive, une agence spécialisée dans les relations presse et le marketing, le Salon de l’agriculture a fait l’objet d’une médiatisation intense et massive avec 15 858 retombées, soit l’équivalent de 1 762 articles par jour. Avec 51 %, le web devance la presse écrite (26 %), la télé (12 %) et la radio (11 %). L’événement a vu son exposition média pratiquement doubler par rapport à 2023, soit + 94% avec 3 253 UBM (un indicateur global d’impact médiatique offline et online) dans un contexte tendu lié à la crise agricole et qui s’est cristallisé autour de la visite mouvementée d’Emmanuel Macron le jour de l’inauguration : 17 % du volume de la couverture médiatique pour la seule journée inaugurale du 24 février.
Peut-être encore plus cette année en raison de la crise agricole et des prochaines élections européennes, le Salon de l’agriculture a connu une importante dimension politique. Le chef de l’Etat et le gouvernement ont bénéficié de la majorité de la couverture médiatique (63 %) avec les visites d’Emmanuel Macron (39 %), de Gabriel Attal (15 %) et de Marc Fesneau (9 %). Avec 19 % du total de la couverture médiatique, le RN occupe la deuxième place. Les autres formations politiques ont été citées de manière marginale.
La résonance du Salon de l’agriculture dépasse très largement le cadre professionnel (4 % de la couverture), les médias nationaux (47 %) et régionaux (42 %) couvrant 92 % des retombées. Les médias audiovisuels nationaux, en particulier les chaînes d’information en continu, ont largement alimenté l’ouverture du Salon, notamment l’inauguration chahutée d’Emmanuel Macron.
On assiste à un inversement de tendance à partir du 27 février, après la visite de Gabriel Attal, où les médias régionaux deviennent plus nombreux que les médias nationaux.