Pacte productif Retrouver compétitivité et plein emploi

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De gauche à droite : Richard Girardot, président de l’Ania ; Christiane Lambert, présidente de la FNSEA ; et Dominique Chargé, président de Coop de France. Crédits : © Julia Commandeur - FLD

Réagissant à la consultation gouvernementale sur le Pacte productif 2025, la FNSEA, Coop de France et l’Ania ont réuni la presse le 1er octobre afin de présenter « une série de propositions concrètes » sur lesquelles les trois organisations travaillent de concert depuis mai-juin afin de « répondre aux objectifs très ambitieux que porte le Pacte productif pour le secteur agricole et agroalimentaire ». Le Pacte productif pour le retour à la compétitivité et au plein emploi vise en effet à accroître la part de l’industrie et de l’agriculture dans le PIB français de 13,5 % à 15 % en 2025 et 20 % en 2030. Pour cela, la part du PIB de la filière agri-agro doit passer de 3,8 % à 4,5 % en 2025 et 6 % à horizon 2030. L’emploi doit progresser de 20 % d’ici 2025 et de 40 % d’ici 2030 et les exportations de 60 % à horizon 2030.

« L’agriculture française dévisse, on n’a jamais autant importé, regrette Christiane Lambert, présidente de la FNSEA. L’import de fruits a progressé de 67 % en dix ans, celui de légumes de 50 %. La surtransposition de réglementations par la France et le contexte de défiance envers l’agriculteur compliquent la vie des chefs d’entreprise que nous sommes. » Dominique Chargé, président de Coop de France, précise : « Nous avons mis l’accent sur trois axes en particulier : la compétitivité coût, car il faut trouver l’adéquation de l’offre en qualité et en quantité à la demande des consommateurs et des citoyens sur l’ensemble des marchés ; l’adaptation de nos outils de production via l’innovation et les investissements ; et l’emploi. Mais l’ambition du pacte demande une vraie inflexion des pouvoirs publics ». Ainsi, parmi les propositions : encourager un discours “pro-business” et “anti-agribashing” de la part de l’État, faciliter l’intégration des travailleurs étrangers et migrants et renforcer les relations et les partenariats écoles/entreprises pour pallier les difficultés de recrutement, réduire les surcoûts et taxes franco-françaises, ou encore abaisser le seuil d’accès aux financements publics pour les projets d’innovations.

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Et Richard Girardot, président de l’Ania, de conclure : « Nous avons les outils. Maintenant, qu’on nous foute la paix et qu’on nous laisse nous concentrer à travailler ensemble ».

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