2024 restera dans les annales des agriculteurs, comme une année particulièrement éprouvante. Les aléas climatiques se sont succédé affectant le moral et le revenu des exploitants agricoles sur fond de ras-le-bol administratif, sans parler des remous politiques et de leurs conséquences sur les mesures attendues. Retour à travers une sélection de 12 articles sur 12 mois agités pour le monde agricole
Alors que la mobilisation agricole gonfle en France et en Europe, l’agriculteur tourangeau David Forge explique sur sa chaîne youtube pourquoi il est de plus en plus dur de dégager un revenu sur son exploitation agricole. Il décrypte concrètement les raisons qui peuvent générer du mécontentement chez les agriculteurs.
A peine nommé Premier ministre, Gabriel Attal croit gérer la crise agricole avec quelques annonces autour de bottes de pailles le 26 janvier. Après avoir essuyé de sévères critiques il revient quelques jours plus tard avec un nouveau lot de mesures et un calendrier.
En mars, les agriculteurs suspendent leurs mobilisations et retournent aux travaux des champs, perturbés par des intempéries depuis plusieurs semaines. Emblématique des lourdeurs qui pèsent sur l’agriculture, la taille des haies interdite à compter du 16 mars fait enrager les agriculteurs alors que les champs sont impraticables. Une procédure de force majeure est mise en place.
Lactalis, qui veut réduire son exposition aux cours internationaux, confie à Reussir lait vouloir réduire sa collecte de lait en France. Des précisions seront apportées quelques mois plus tard.
Confrontées comme les agriculteurs aux intempéries qui désorganisent les travaux agricoles, certaines ETA sont confrontées à des situations financières alarmantes, selon la Fédération nationale des entrepreneurs des territoires qui demande au gouvernement un fonds d’aides d’urgence.
Les pluies qui n’en finissent plus offrent par endroits peu de fenêtres de tir pour réaliser les derniers semis prévus. Entre rentabilité économique, intérêt agronomique et respect des règles de la PAC, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte.
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Le secteur viticole est en crise. Jérôme Despey, président du conseil spécialisé Vin de FranceAgriMer, fait le point sur l’évaluation des surfaces à arracher pour adapter le potentiel vinicole français dans le cadre du plan d’arrachage lancé en février 2024.
La moisson de médailles par les athlètes français aux JO a quelque peu éclipsé le reste de l’actualité dans les médias grand public. Des agriculteurs, dont une céréalière francilienne, brisent le silence en témoignant de leurs difficultés face notamment à la récolte céréalière 2024.
La banque verte annonce au Space, à Rennes, qu’elle va tester en Bretagne un système de portage de capital au sein des exploitations agricoles pour soutenir leur transmission ou des projets d’investissements.
Lors d’un nouvel épisode climatique extrême, la vidéo des vaches emportées par le Lignon en furie à Chambon-sur-Lignon (Haute Loire) le 17 octobre, ont tourné en boucle sur les chaînes d’info. L’éleveur, Mathieu Valla, nous raconte ce qu’il s’est passé et comment quatre d’entre elles ont été récupérées. La cinquième a été retrouvée, morte, le 19 octobre.
La Bretagne, la Bourgogne, le Grand-Est, les Hauts-de-France, la Normandie et les Pays de la Loire voient leur ratio prairies permanentes de référence abaissé, afin de tenir compte de la baisse du cheptel. Aucune région n'est concernée par la mise en place des obligations de compensation ou de réimplantation.
Après l’annonce de la finalisation de l’accord Mercosur, en pleine période politique trouble en France, de nombreuses questions se posent pour le secteur agricole. L’accord comprend-il de nouvelles clauses pour l’agriculture ? L’accord peut-il être bloqué par la France ? Comment réagissent les agriculteurs ?