Rencontres Made in Viande Renouer le lien entre élevage et consommateur

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Les rencontres Made in Viande, un rendez-vous familial. Crédits : © SC
La famille Van Simmertier est installée à Saint-Alyre-Es-Montagne. Crédits : © SC

Initiées par Interbev, il y a six ans, et déclinées en région par les comités régionaux d’Interbev, les rencontres Made in Viande ont l’ambition de faire découvrir au consommateur tous les pans des filières viande, de l’éleveur au boucher. Cette année, l’accent sera mis sur l’engagement en faveur d’une alimentation de qualité et raisonnée ; sur la préservation de l’environnement et des territoires ; sur le bien-être, la protection et la santé des animaux ; la juste rémunération des acteurs de la filière et bien-sûr sur l’attractivité des métiers à l’heure où la moitié des éleveurs ont plus de 50 ans. Marine et Michel Van Simmertier incarnent cette relève dont l’élevage a tant besoin. Début 2018, les deux jeunes gens originaires d’Alsace et de Seine-et-Marne, passionnés par l’élevage et pourtant non issus du milieu agricole ont trouvé leur nid du côté de Saint-Alyre-Es-Montagne. Au cœur des vastes prairies naturelles du Cézallier, ils élèvent de manière extensive 80 mères salers, certaines sont engraissées et commercialisées en label rouge salers. Une partie du troupeau est vendue pour la reproduction, et le reste des mâles est exporté vers l’Italie. Trois ans après son installation, si le couple ne regrette pas son choix de vie, la carte postale est quelque peu écornée par des revenus encore trop faibles, des aléas climatiques qui se répètent et l’impression diffuse d’œuvrer pour une activité de plus en plus régulièrement mise au banc des accusés. « C’est important d’être transparent et de rassurer les consommateurs. Il y a un besoin de changer certaines images, le consommateur a parfois une vision décalée de ce qu’est l’agriculture », estime Marine Van Simmertier. Un sentiment partagé par Jean-Paul Thénot, président d’Interbev Auvergne Rhône-Alpes, pour qui les Rencontres Made in Viande sont une occasion inespérée de communiquer : « l’enjeu est de montrer au public que les professionnels du secteur se mobilisent chaque jour près de chez eux pour produire une viande de qualité et durable ».

L’élevage garant de la biodiversité

La passion de l’élevage de salers chevillée au corps, Marine et Michel avouent tout mettre en œuvre pour sortir de « beaux animaux », et ce malgré les embûches. « Entre les sécheresses successives, les rats taupiers qui prolifèrent, et des cours de la viande pas assez élevés, il y a des jours plus difficiles que d’autres ». Toutefois, pas de quoi altérer l’envie d’aller de l’avant du couple. « Nous sommes très dépendants des phénomènes environnementaux, on s’adapte pour trouver la meilleure solution ou la moins pire ». A travers les rencontres Made in viande, Marine et Michel voudraient aussi faire toucher du doigt la réalité de l’élevage en montagne. « Ici, si nous enlevions l’activité de l’homme les paysages se fermeraient pour n’accueillir que des forêts. Le maintien de paysages ouverts par l’élevage est garant du maintien d’une riche biodiversité », résume Laurent Longchambon du Centre permanent d’initiatives pour l’environnement.

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Des rendez-vous dans toute la région

En région Auvergne-Rhône-Alpes, 87 portes ouvertes sont programmées du 24 au 31 mai, une trentaine dans des élevages, 55 dans des boucheries artisanales, et deux dans une entreprise de transformation de viandes et un restaurant d’entreprise. Les scolaires et les familles sont évidemment un des publics cibles de ces rencontres. Vingt-et-une classes seront ainsi accueillies dans une ferme. « Cette année, nous avons eu une forte augmentation des demandes des scolaires, ce type de visite en raison de la crise sanitaire constituant souvent la seule sortie que feront les élèves », explique Carole Cheneau, chargée de mission à Interbev Auvergne-Rhône-Alpes.

La liste des portes ouvertes organisées en Auvergne-Rhône-Alpes est disponible via ce lien https://www.la-viande.fr/made-in-viande/recherche-par-carte?field_nom_entreprise_value=&region%5B%5D=11

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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