Sur tous les dossiers agricoles du moment, nous avons vraiment la sensation d'être pris pour des imbéciles ! Que ce soit la loi alimentation, la Pac, les marchés internationaux, les phytos ou le loup, les lignes rouges sont franchies les unes après les autres par un gouvernement qui, pourtant, n'est pas avare de discours volontaires ! Sauf que ... aujourd'hui, les intentions ne suffisent plus, les discours doivent se concrétiser.

La baisse annoncée du prochain budget de la PAC, l'ouverture de nos frontières aux importations des pays moins-disant en matière de traçabilité et de sécurité sanitaire, les dangers qui pèsent sur le pastoralisme avec la protection du loup et bientôt la réintroduction d'ours, l'interdiction des produits phytos sans alternatives efficaces : tout ceci est inacceptable ! Les agriculteurs ne peuvent pas être traités de la sorte. Ils ont besoin de confiance et d'écoute, pas de trahison ! Et trahis, nous le serons si la loi alimentation telle qu'elle se dessine aujourd'hui, à quelques jours des discussions à l'Assemblée nationale, n'est pas à la hauteur des annonces qui ont été faites dans le cadre des travaux des EGA auxquels d'ailleurs nous avons participé à Paris et en région. Fidèles à notre ambition d'être un syndicalisme de solutions, nous n'avons jamais cessé de dialoguer avec le gouvernement et la nouvelle majorité. Et nos propositions ont d'ailleurs été plutôt bien accueillies par des députés à l'écoute. La balle -ou plutôt les balles- sont aujourd'hui dans le camp des élus et du gouvernement. Plus question de discourir il faut désormais agir ! Nous y veillerons à travers des mobilisations à venir, maintenant inévitables au vu du peu d'ambition du gouvernement pour son agriculture qu'il sacrifie.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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