Seulement 6 % des 17,8 millions de bovins que comptait la Russie au 1er janvier 2022 sont issus du cheptel allaitant, la majorité des effectifs est à mettre sur le compte du troupeau laitier. Mais si le cheptel recule, le dynamique des naissances des veaux allaitants et une meilleure gestion de l’engraissement des veaux laitiers à permis à la Russie de maintenir sa production de viande bovine en 2021, rapporte l’Idele dans son panorama annuel des marchés mondiaux.
Mais ces disponibilités en hausse ont été confrontées l’an dernier à un recul de la demande intérieure. Car l’inflation était déjà forte en Russie l’an dernier (+6,7 %). La consommation de viande bovine recule en continu depuis l’embargo russe de 2014.
La consommation de viande bovine est de 11,1 kg éc/habitant en Russie
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Dans ce contexte, le pays a dirigé ses surplus vers l’export, d’autant plus que la dépréciation du rouble les rendait très compétitives. Les envois russes ont ainsi bondi se 61 % entre 2020 et 2021, toujours selon l’Idele. La Chine a absorbé plus de la moitié des envois russes, soit 25 000 tonnes équivalent carcasse (téc).
Des importations de viande bovine en chute libre
Mais le pays demeure largement déficitaire et a importé 283 000 téc de viande bovine en 2021, ce qui est tout de même 18 % de moins qu’en 2020, cette baisse est à relier avec la dépréciation du rouble qui renchérit les prix à l’import. La Biélorussie est le premier fournisseur de la Russie (38 % des volumes), devant le Paraguay et le Brésil.
Quelles conséquences de la guerre en Ukraine sur le marché de la viande bovine en Russie ?
Les sanctions économiques qui ont suivi l’invasion de l’Ukraine compliquent les échanges extérieurs du pays. La Russie était moins bien placée pour importer en début d’année à cause de la nouvelle dévaluation du rouble. Depuis, celui-ci s’est nettement redressé et a retrouvé, face au dollar, ses niveaux d’avant le Covid. La situation économique du pays plombe néanmoins la consommation. L’idele, qui relaie l’USDA, communique sur des prévisions 2022 à une baisse de 1 % de la production, de 10 % des exportations et de 46 % des importations.