La fédération nationale des Cuma vient d’élire son nouveau bureau, avec à sa tête une jeune femme. Une première en 80 ans d’histoire de l’organisation.
C’est une première en 80 ans d’histoire : une agricultrice a été élue le 3 juin à la présidence de la fédération nationale des Cuma (FNCuma), évènement suivi d’une standing ovation lors du congrès triennal de l’organisation à Beaune. Marine Boyer, 36 ans, succède ainsi à Pierre Supervielle, président depuis avril 2025 suite au départ de Mathieu Goehry pour raisons personnelles
Quel est le parcours de Marine Boyer, éleveuse de 36 ans ?
Eleveuse de vaches limousines en agriculture biologique dans l’Aveyron, Marine Boyer est aussi membre de l’équipe du Druelle Football Club.
Originaire de l’Aveyron, elle débute sa carrière comme informaticienne après avoir obtenu un DUT puis une licence en informatique à l’université de Toulouse. Elle s’envole ensuite au Canada et revient en 2016, se forme en agriculture, obtient son brevet professionnel agricole en 2016 pour reprendre un an plus tard la ferme familiale à La Bastide-l’Evêque avec son conjoint.
« Ensemble ils font grandir l’exploitations de leurs pères respectifs en créant un projet de 135 hectares, et de 90 mères limousines engagé en agriculture biologique », peut-on lire dans le communiqué de la FNCuma.
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Dès son installation, Marine Boyer s’investit comme trésorière de la Cuma du Villefranchois, puis secrétaire générale de la Fédération départementales des Cuma de l’Aveyron. Elle intègre ensuite le réseau régional des Cuma puis le réseau national.
En 2022, elle est nommée au comité directeur du Haut Conseil de la Coopération agricole (HCCA), où elle représente les Cuma.
Quelles sont les priorités de Marine Boyer à la tête des Cuma ?
Lors de son élection à la tête de la FNCuma, Marine Boyer a présenté une feuille de route structurée autour de quatre chantiers prioritaires :
Refondation du modèle fédératif pour s’adapter à la baisse du nombre d’agriculteurs avec un renforcement des services aux adhérents
Demande d’ouverture d’un Varenne de la machine auprès des pouvoirs publics pour « une mécanisation durable de la Ferme France », « impliquant une fiscalité repensée » et « une reconnaissance accrue du partage de matériel »
Déploiement du nouveau service civique agricole et réflexions sur les conditions de travail et d’organisation de l’emploi, et notamment la délégation de travail coopérative
Simplification du cadre réglementaire pour faciliter le partage de matériels de transformation.