Quel sera le visage des Min en 2025 ?

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Franck Bourasseau, directeur du Min d’Angers-Val de Loire : « Le Min sera conforté dans son rôle de distribution des produits alimentaires du dernier kilomètre pour la communauté angevine. Il se situe à 1,4 km du centre-ville, on ne peut être guère mieux placé. Une phase modernisation aura permis de développer fortement la digitalisation. Et le marché de producteurs à Vivy demeurera, recréant ce lien entre urbains et ruralité que tous demandent. » Crédits : © Philippe Gautier - FLD
Jérémie Becciu, directeur du Min de Châteaurenard : « Le marché se sera réinventé en accord avec les attentes des consommateurs. Il aura une offre complète et sera un hub intégré dans l’écosystème de Châteaurenard, lui permettant d’être un vrai levier de valorisation des productions locales. De plus, il profitera de relations privilégiées avec d’autres marchés, au Nord avec Rungis qu’au Sud avec Marseille ». Crédits : © Philippe Gautier - FLD
Marie-Hélène Santarelli, présidente du Min de Montpellier (à d.) et Olivier Lauro, directeur : « A cette date, le marché de gros sera pleinement installé dans le cœur de la vie montpelliéraine : les cuisines centrales de la métropole, implantées sur le Min et opérationnelles depuis 2023, prépareront les 25 000 repas pour la métropole, à partir de l’offre et des aménagements du marché : son pôle de transformation alimentaire, son carreau fruits et légumes bio qui se sera développé… Surtout, le Min sera intégré dans son quartier de la Restanque, actuellement objet d’un important projet de renouvellement urbain. » Crédits : © Philippe Gautier - FLD
Didier Delmotte, directeur du Min de Lomme (à g.) et Yves Mustel, président des grossistes : « En 2025, le marché de gros sera semi-privé depuis 2019. Les grossistes seront propriétaires de leurs locaux situés sur les terrains de la communauté. Pleinement intégré au pôle Euroalimentaire, il sera le hub logistique alimentaire de la communauté urbaine de Lille. L’hôtel d’entreprises accueillant les start-ups du secteur sera opérationnel. La permaculture aura été développée dans son enceinte au niveau du carreau des producteurs. » Crédits : © Philippe Gautier - FLD
René Molle, directeur du Min de Cavaillon : « En 2025, notre marché aura achevé sa transformation en plate-forme à l’intention des détaillants fruits et légumes de la région. Ceux-ci se seront appropriés le Min et en auront fait leur lieu de sourcing, grâce à une offre renforcée – nous y travaillons en ce moment – et à des services dédiés qui se développeront en même temps ». Crédits : © Philippe Gautier - FLD
Didier Zanini, président du Min de Marseille : « Le Min des Arnavaux sera pleinement réveillé, plus dense, plus diversifié, ayant passé d’une offre actuelle essentiellement fruits et légumes à un pôle multi-produits. Déjà, la tendance est engagée avec l’intégration de Saumaty (marché de gros aux poissons) à la Somimar, gestionnaire des Arnavaux. On aura compris que la rocade L2, qui a empiété sur le foncier du marché, ne sera plus une contrainte, mais une opportunité. Avec ses connexions à l’A7 et au grand centre-ville, elle fera du Min un site plus accessible, plus attractif. » Crédits : © Philippe Gautier - FLD
Quelle configuration auront les marchés de gros en France à l’horizon 2025 ? Il y a fort à parier que les transactions quotidiennes, le “gré à gré” qui fait la base de la relation entre grossistes et détaillants, seront toujours là. Mais, les tendances lourdes de la société – bio, local, proximité – prendront encore plus de place qu’aujourd’hui. Crédits : © Philippe Gautier - FLD

La Fédération des marchés de gros de France (FMGF) a tenu sa troisième Journée nationale le 30 novembre, au Sénat à Paris (cf. FLD Hebdo du 6 décembre). À cette occasion, et pour marquer deux années de cette rubrique consacrée aux marchés de gros hexagonaux, FLD est allé à la rencontre de plusieurs directeurs et/ou présidents de Min en leur posant une simple question : « Comment voyez-vous votre Min en 2025 ? ». Leurs réponses ébauchent l’image d’un réseau de marchés de gros résolument inscrits dans le territoire, embrassant par ailleurs les grandes tendances de la consommation d’aujourd’hui, et certainement encore plus, de demain.

Comme le faisait remarquer Jean-Jacques Bolzan, président de la FMGF, en introduction de la journée nationale : « Les marchés de gros sont aujourd’hui des outils territoriaux dans la revitalisation commerciale des centres-villes ». De fait, les projets de modernisation, d’agrandissement voire de déplacement des marchés de gros en cours ou en préparation ont tous en commun l’ancrage dans les communautés urbaines auxquels ils appartiennent.

Pas de surprise : le consommateur est en demande de ce lien entre urbanité et ruralité, qui se traduit dans ses comportements d’achats par la recherche de produits locaux (et bio, si possible). Des demandes auxquelles les marchés de gros savent répondre. C’est ce qui fait des plans alimentaires territoriaux (PAT), développés en régions, un sujet potentiellement épineux, le risque étant de voir les Min hors-jeu des programmes devant se mettre en place. Mais, comme le faisait remarquer Marc Nielsen, chargé de mission à l’association “Terres en Ville”, présentant une étude sur la place de la logistique et du commerce alimentaire dans les PAT : « Il est difficile de passer à côté des marchés de gros » dans l’organisation logistique des flux de denrées périssables, mais il précisait aussi que « l’acteur logistique (NDLR : ici le marché) et les décideurs politiques agissent comme deux mondes vivant en parallèle. La collectivité territoriale est pourtant positionnée comme le vrai interlocuteur des marchés de gros lorsqu’il s’agit de consommation, de partenariat, de communication. »

Fiche d’identité

La Fédération des marchés de gros représente les principaux marchés de gros (souvent des Min) en France mais elle compte aussi Mabru, le marché de gros bruxellois, ou encore Hyères, uniquement dédiés aux fleurs et plantes, dans ses rangs.

Nombre de marchés pour la FMGF : 24 (dont 23 des f&l)

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Chiffre d’affaires : 13 Md€

Nombre d’opérateurs : 7 000 dont 4 500 producteurs

Nombre d’acheteurs : 54 000

Tonnage : 4,7 Mt de produits frais

Zone de chalandise : 45 millions de Français au quotidien

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