"Depuis 2015, les captures cumulées de maquereau, de hareng et de merlan bleu dépassent de 4,8 millions de tonnes les limites de durabilité. La situation est préoccupante", alerte le MSC dans un récent appel aux gouvernements.
Hareng, maquereau et merlan sont trop pêchés
Des limites de capture sont fixées scientifiquement par le conseil international pour l'exploitation de la mer aux captures de maquereau, hareng atlantico-scandinave et merlan bleu pour assurer la viabilité des stocks de poissons sur le long terme. Or celles-ci sont dépassées : de 41 % pour le maquereau, de 35 % pour le hareng et de 25 % pour le merlan.
Cette surpêche met en péril la santé de l'océan, mais aussi la situation économique des filières, pointe l'ONG.
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Le stock de harengs atlantico-scandinaves s'est déjà effondré dans les années 60 et a mis plus de 20 ans à se reconstituer. Or les données indiquent une baisse "alarmante", de 36 % au cours de la décennie.
L'absence d'accord menace la biodiversité
"Il n'y a pas eu d'accord de partage de quotas pour le maquereau depuis plus de dix ans, ni pour le hareng depuis 2012, ni pour le merlan bleu depuis 2014" explique l'ONG. les quotas sont en effet fixés au niveau national, et lorsqu'ils sont cumulés ils dépassent systématiquement les limites de captures conseillées.
C'est pourquoi le MSC appelle les décideurs des pays pêcheurs de l'Atlantique Nord-Est à aboutir à un accord commun pour la gestion de ces stocks essentiels lors des prochaines réunions des États côtiers, prévues du 19 au 27 octobre 2021. Un appel qui a été relayé par plus de 40 enseignes de distribution, d'entreprises agroalimentaires et de fournisseurs de ce secteur, comme Labeyrie, dans une lettre ouverte.