La guerre en Ukraine revient sur le devant de la scène, avec une suite d’évènements depuis le milieu de la semaine qui dopent les prix des céréales. L’affaire de l’explosion d’un drone sur le toit du Kremlin mercredi conjuguée à l’absence d’avancée significative concernant la reconduction de l’accord d’Istanbul (corridors d’export sur la mer Noire) ravivent les tensions sur le marché céréalier. Une réunion de négociation est prévue ce vendredi.
Les contrats Blé et Maïs sur les marchés à terme européen (Euronext) et états-unien (CBOT) ont clôturé en hausse sur leurs premières échéances. Les cours progressent donc logiquement sur les marchés physiques du blé tendre et de l’orge fourragère françaises en ancienne comme en nouvelle récolte. Même constat concernant les prix du maïs hexagonal. Ce dernier était également soutenu par des craintes concernant les conditions de semis dans l’ouest de l’Europe et en Roumanie notamment.
Par ailleurs, la baisse de l’euro, à 1,1001 $ US, a aussi tiré les cours des céréales de l’UE vers le haut, renforçant leur compétitivité sur le marché international. Pour autant, les prix affichés pour du blé tendre d’origine russe demeurent très agressifs, comme l’a montré le dernier achat de blé égyptien.
Marché international
Tunisie : appel d’offre pour la livraison de 100 000 t de blé dur et 75 000 t d’orge fourragère d’origine optionnelle à livrer entre le 5 juin et le 15 juillet.
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