Prairie Premières analyses sur la plateforme herbagère de Saint-Just

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Les conseillers des Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme, de la Haute-Loire et de la Loire ainsi que l'EDE 63 ont réalisé les premières analyses des différentes expérimentations. Crédits : © M. Comte

L'heure est aux premières récoltes sur la plateforme d'essais prairial de Saint-Just. Les conseillers de la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme accompagnés de l'EDE 63 et des Chambres d'agriculture de la Haute-Loire et Loire s'apprêtent à réaliser les premières analyses des différentes expérimentations choisies en collaboration avec les éleveurs du secteur.

Le fractionnement d'azote

Une partie de la plateforme est dédiée au fractionnement des apports d'azote. Cinq traitements différents ont été appliqués en trois répétitions sur une prairie temporaire. On compte bien sûr un témoin et une micro-parcelle qui a reçu 40 U d'azote à 200°C jour depuis le 1er janvier puis 40 U à 200°C jour depuis le 1er février. Une troisième micro-parcelle a quant à elle bénéficié de 80 U (sous forme d'amonitrate) à 200°C jour depuis le 1er février, une autre 80 U (Nexen : fertilisant à libération lente) depuis le 1er février et enfin l'une des micro-parcelles s'est vue attribuée 80 U début avril suivant la pratique locale.
A travers cette expérimentation, les conseillers de la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme et les agriculteurs du secteur souhaitent observer les impacts de ces différentes pratiques sur le rendement et le taux de Matière Azotée (MA) dans les fourrages. " L'objectif des agriculteurs est d'une part d'optimiser la fertilisation et d'autre part le matériel. Beaucoup d'entre eux ont des parcelles de céréales, ils se posaient donc la question de pouvoir réaliser la fertilisation des prairies en même temps pour ne pas avoir à ressortir le matériel" explique Pascale Faure, conseillère fourrage à la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme.
Le 4 mai dernier, les premières récoltes ont été réalisées dans les différentes micro-parcelles. L'herbe sera analysée prochainement et les résultats seront dévoilés le 3 juin à l'occasion de la journée "Herbe richesse du Forez".

Les itinéraires techniques de semis

Une partie de la plateforme est dédiée aux différents itinéraires techniques de semis. Treize bandes ont été réalisées pour évaluer là encore l'impact des pratiques sur la vie du sol et les résultats de la prairie. On retrouve des bandes implantées "classiquement" avec un labour puis d'autres bandes sans labour (trois semoirs différents utilisés) avec et sans désherbage. " Nous évaluons dans le même temps des pratiques utilisables en agriculture biologique" indique la conseillère.

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La collection fourragère

La collection fourragère de la plateforme compte 23 mélanges axés sur la productivité. Les équipes de la Chambre d'agriculture ont ainsi implanté des mélanges d'espèces dits "classiques", d'autres réalisés par des éleveurs et des mélanges Capflor® et Pépite (résistant au sec).

L'épandage du lisier

L'épandage du lisier est également une question des éleveurs et notamment les pertes d'azote par volatilité. " Il faudrait un milieu entièrement clos pour évaluer avec exactitude ces pertes en fonction du matériel mais en réalisant des analyses de fourrages, nous aurons déjà des indications" explique Pascale Faure. Dans ce cadre, les Cuma interviennent pour le prêt du matériel en test : un enfouisseur, une tonne à palette et une tonne à pendillards.

L'ensemble des résultats de la plateforme sera présenté le 3 juin.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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