Premier comité d’orientation de l’Élevage-ITAé : construire l’élevage de demain

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Le mardi 7 avril s’est tenu, à la Chambre d’agriculture, le premier comité d’orientation de l’Élevage-ITAé. Cette réunion a réuni plus d’une quarantaine de participants : groupements, Département, administrations, abattoirs, banques, cabinets comptables, lycées, syndicats et autres acteurs de la filière.

Ce premier comité s’inscrit dans un contexte particulier, faisant suite à la réintégration de l’EdE au sein de la Chambre d’agriculture, désormais structurée au niveau départemental sous l’appellation ITAé. Cette évolution marque une étape importante dans l’organisation et la gouvernance de la filière élevage, en renforçant la cohérence des actions et le pilotage des données.

 

Vers une vision partagée

En ouverture de séance, le président de la Chambre d’agriculture, Daniel Couderc, a rappelé l’importance de ce nouveau temps d’échange collectif. Il a souligné la nécessité de disposer d’une vision partagée de la filière élevage. Il a alerté sur les incertitudes à venir, notamment liées à la mise en œuvre de la nouvelle PAC et aux discussions internationales, telles que l’accord Mercosur. Il a appelé à l’anticipation et à la mobilisation collective pour préserver la compétitivité et la résilience des exploitations.

Le président du Comité d’orientation de l’élevage (CODEL), Sébastien Soulié, est quant à lui intervenu pour insister sur la nécessité de renforcer la coordination entre les acteurs de la filière afin de gagner en efficacité collective.

 

Innovations et dispositifs d’accompagnement

Après une présentation des dossiers nationaux liés à l’identification animale et à son activité, un bilan annuel de la filière élevage a été dressé pour les espèces bovine, ovine et caprine.

Un focus particulier a ensuite été consacré aux exploitations en difficulté, avec les dispositifs auxquels la Chambre d’agriculture participe activement :

  • Agri’Accompagnement
  • Cellule Mal-être
  • le projet APIMAé (Agir pour mieux Prévenir la Maltraitance Animale en Élevage)

Enfin, une présentation de l’expérimentation portant sur la boucle électronique, projet BOV’IN TECH, a illustré les perspectives d’innovation au service de la traçabilité et de la performance des élevages.

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Clôture et prochaines étapes

La séance s’est conclue par l’intervention d’Hélène Rome, vice-présidente du Conseil départemental en charge de l’agriculture. Elle a notamment présenté un dispositif d’aide à la productivité des élevages corréziens, dont la mise en place est prévue très prochainement. C’est un levier concret de soutien à la filière.

Tout au long de cet après-midi, des échanges, riches et constructifs, ont confirmé la nécessité d’avoir des indicateurs pour pouvoir travailler. Les différents acteurs ont malgré tout déploré le manque de maîtrise de la reproduction, qui fait perdre des marchés et a aussi un impact économique non négligeable.

Ce premier comité avait pour objectif de dresser un état des lieux partagé de la filière et de ses acteurs. Les prochaines réunions s’articuleront autour de thématiques définies en fonction des besoins identifiés, avec la possibilité de mettre en place des groupes de travail dédiés pour approfondir certains sujets.

Rendez-vous dans la prochaine édition pour un article complet sur les statistiques départementales de l’élevage.

 

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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