Prédire le risque de fracture des poules pondeuses avec un Smartphone

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La perspective de l’allongement de la durée des cycles de ponte rend nécessaire la prise en compte des risques de fractures de bréchet, en particulier dans les systèmes volières. Crédits : © Anses Seleac
L’outil testé à partir d'images par Smartphone permet une précision de 72% de détection de déviation par rapport au scanner. Crédits : © Anses Seleac

Une étude de l’Itavi montre que l’analyse automatisée d’images permettrait une détection fiable des déviations du bréchet des poules pondeuses, première étape pour prédire le risque de fracture.

Face aux enjeux croissants de bien-être animal, d’allongement de la durée de ponte et d’exigence de la performance technico-économique, l’évaluation des dommages au bréchet pour détecter de potentielles fractures s’invite désormais dans la poche de l’éleveur.

Lire aussi : Les dommages du bréchet sous-estimés en poule pondeuse

Photographier pour mieux diagnostiquer

Pour faciliter l’évaluation et développer un outil de détection des déviations de bréchet, l’Itavi et l’Idele ont développé un modèle d’analyse d’images à partir d’une banque de 605 photographies associées à des scanners de confirmation. Il permet d’une part une détection automatique de la zone du bréchet, d’autre part une classification de la gravité de déviation observée (indemne, légère, moyenne et aigüe). Les résultats sont prometteurs car l’outil testé permet une précision de 72 % de détection de déviation par rapport au scanner.

Une palpation simple mais pénible et peu fiable

Détecter précocement l’apparition de fractures de bréchet est fastidieux pour un éleveur ou son conseiller or la perspective de l’allongement de la durée des cycles de ponte rend nécessaire la prise en compte de ces risques, en particulier dans les systèmes volières. Aujourd’hui, la détection de fractures ou de déviations repose principalement sur la palpation des bréchets. Facile à mettre en œuvre, même si chronophage, cette méthode n’est pas toujours très fiable. Dans une étude récente menée sur 270 poules H & N Brown suivies entre 17 à 60 semaines d’âge à l’Inrae de Nouzilly, la palpation a permis de détecter moins d’une déviation sur deux, identifiées au scanner (méthode de référence, Unité Pixanim de l’Inrae).

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Un outil prometteur pour le terrain ?

L’imagerie Smartphone présente le principal avantage d’être pratique et peu onéreux. Comme pour la palpation, la poule est manipulée mais l’examen au Smartphone est standardisé, peu impacté par l’évaluateur et les données seront enregistrées et moyennées sans efforts. Des améliorations de la précision sont toujours possibles, notamment via l’enrichissement de la base d’images (en particulier pour les dommages sévères) et l’optimisation des protocoles de prise de photo. Il s’agit d’une première preuve de concept qui pourra déboucher demain sur une application utile pour les éleveurs et conseillers.

Pauline Créach [email protected]

Identifier tôt les risques de fractures

 

Les déviations du bréchet correspondent à une courbure anormale de cet os proéminent situé au centre du thorax. Elles sont souvent liées à une pression prolongée lors du perchage. Influencées par la qualité osseuse, le poids des poules ou encore le type de perchoirs, elles constituent un indicateur précoce de fragilité osseuse. Les déviations chez les pondeuses constituent un facteur de risque associé à l’apparition de fractures : 28 % des animaux présentant une déviation ont aussi une fracture, soit une augmentation de la fréquence d’apparition des fractures de + 70 %. Ces fractures ont des conséquences directes sur le bien-être, la longévité et la productivité des animaux. Ainsi les identifier tôt permettrait donc d’agir rapidement sur la conduite d’élevage, la nutrition, etc. pour limiter l’apparition de fractures.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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