Sommet de l’Elevage Pourquoi la Géorgie est-elle invitée d’honneur ?

- - 2 min
Benoît Delaloy ici aux côtés de l’Ambassadeur de Géorgie en France. Crédits : © DR

Dans le cadre d’un dispositif FASEP, mis en place il y a un peu plus d’un an et financé par le Ministère de l’Économie et des Finances, un groupe d’experts français s’est constitué pour auditer les acteurs géorgiens de l’agriculture et de l’élevage et identifier les pistes de développement possibles. « Il était logique que le Sommet accueille donc ce pays, certes petit avec ses 3,5 millions d’habitants, mais dont la situation géographique entre les mers Noire, à l’Est et Caspienne, à l’Ouest, est hautement stratégique », explique Benoît Delaloy, le Monsieur international du Sommet de l’Elevage. La Géorgie compte environ 935 000 têtes de bovins. Les ovins représentent environ 800 000 têtes. La Géorgie a exporté plus d’un milliard de dollars de produits alimentaires et agricoles en 2021, ce qui représente 27% des exportations totales du pays. Il s’agit de bovins vifs exportés principalement vers l’Azerbaïdjan et l’Irak ; des carcasses de bœuf congelées principalement vers l’Azerbaïdjan, le Turkménistan et l’Arménie ; des ovins vifs vers l’Arabie Saoudite, l’Azerbaïdjan, le Koweït et le Qatar ; et des carcasses de moutons vers les Émirats Arabes Unis, le Koweït et le Qatar. La Géorgie est autosuffisante en viande ovine alors qu’elle est dépendante des importations en viande bovine (77% en 2020). Le pays souffre d’un déficit chronique de lait et de viande. La délégation présente au Sommet et emmenée par Gocha Javakhishvili, Ambassadeur de Géorgie en France, entend multiplier les contacts afin de positionner l’élevage comme un levier économique de premier plan pour le pays. Selon les acteurs de France Génétique Elevage, les besoins en génétique, en aliments, en semences culturales, en investissements, en système d’information et en formation de techniciens géorgiens représentaient un chiffre d’affaires allant de 24 millions d’euros en 2018 à 62 millions d’euros en 2025.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires