Pour la Cour des comptes, les aides découplées n’ont plus de justification pertinente

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L’analyse des montants moyens d’aide par exploitant, pour les plus grandes exploitations (production brute standard supérieure à 250 000 €), sur la période 2006-2015, « fait apparaître des inégalités, sans lien avec la situation ou les besoins des exploitations, entre les principales orientations culturales », a relevé la Cour des comptes dans une enquête qu’elle a rendue en référé le 10 janvier. Cette répartition « très inégale des aides est fondée sur des situations historiques révolues ».

Triplement du nombre de bénéficiaires du RSA de 2010 à 2016
La cour constate « des effets au mieux incertains sur le revenu, sur l’économie des exploitations et sur l’environnement ». Après avoir évoqué des « transferts considérables », elle souligne que « malgré les aides, le revenu annuel de 30 % des agriculteurs a été inférieur à 9 500 € chaque année de 2008 à 2015 (sauf en cultures céréalières et industrielles) ». La dégradation de la situation des agriculteurs « est illustrée par le triplement du nombre de bénéficiaires du RSA » de 2010 à 2016. « Aucune analyse n’est menée par le ministère chargé de l’agriculture, alors qu’elle serait indispensable pour apprécier l’effet de ces transferts considérables », commente la Cour des comptes.

 

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Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1494, du 24 janvier, en page 9.

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