De l’acteur parapublic, à la solidarité militante en passant par les start-up, le portage de foncier ne manque pas d’opérateurs. Comment s’y retrouver, chacun ayant ses modes de financements, sa typologie de projets soutenus, sa durée de portage ? Liste non exhaustive et tableau comparatif.
[Avec Noa Negre]
Partout sur le territoire, des porteurs de foncier communiquent sur leurs capitaux disponibles et ou leurs actions. Il n’est pas aisé de s’y retrouver. Toutefois, par élimination chacun devrait trouver dans ce tableau le dispositif lui correspondant, en analysant plus particulièrement les lignes : "nature des biens", "durée" et "profil".
La Confédération paysanne a émis quelques alertes, notamment à l’égard de ceux qui cumulent portage de foncier et prise de participation dans l’exploitation ou portage de foncier et accompagnement à l’installation. Le syndicat recommande aux porteurs de projets à se faire conseiller par des professionnels indépendants : ADEAR et Chambre d’agriculture.
Si les outils traditionnels militants (groupements fonciers agricoles mutuels, Terre de Liens) et les Safer ne sont pas en cause, puisque c’est leur raison d’être, la prudence est de mise à l’égard des capitaux privés (ligne "investisseurs - financiers") ayant inévitablement des attentes de retour sur investissement, tout au long du portage ou comptant sur une plus-value à la sortie (ligne "réévaluation des biens en cas de vente").
« L’arrivée de capitaux privés et de logiques de rentabilité transforme l’installation agricole en terrain de spéculation », regrette le syndicat.
L’inquiétude porte aussi sur les financements publics que ces nouveaux acteurs peuvent capter, au détriment de structures indépendantes.
Tableau compartatif de sept acteurs du portage de foncier