Au Sommet de l’élevage, lors d’une conférence a été présentée la version 1 du prototype de l’application qui permettra de gérer les documents d’accompagnement des bovins dématérialisés. Son développement en concertation avec la filière va se poursuivre sur toute l'année prochaine.
La dématérialisation des documents d’accompagnement des bovins - passeports et ASDA - est inscrite dans la loi, avec des échéances fixées. « En 2026, nous passons du cadrage à la réalisation », a présenté Philippe Paquet délégué adjoint conseiller à la sécurité numérique pour la DGAl lors d’une conférence au Sommet de l’élevage.
L’Etat assure le pilotage et le financement de ce dispositif. « Il s’agit de faire un outil simple et adapté au travail sur le terrain. Nous avons rencontré 80 acteurs de la filière dans tout le territoire durant la phase d’étude ».
Il n’y a pas d’obligation à faire disparaitre le passeport papier : La coexistence du passeport numérique avec le passeport papier est possible « pour embarquer tout le monde, chacun à son rythme ». « Nous préparons une transition douce » annonce le représentant du ministère.
Lors de cette conférence a été présenté une version 1 du prototype de l’application qui permettra aux éleveurs de gérer les passeports bovins dématérialisés. « On reviendra dessus au fur-et-à-mesure des retours d’utilisateurs », précise Philippe Paquet. Disponible depuis un ordinateur ou une application pour smartphone, elle peut fonctionner en mode déconnecté. Elle permet d’accéder aux DAB, de faire un transfert, d’intégrer l’ICA, d'associer en pièce jointe un document (certificats de vaccination, attestation de non vêlage…).
Pour préparer des mouvements, on peut créer des lots en sélectionnant les DAB des animaux concernés. Une liste des principaux partenaires commerciaux peut être placée en « favoris ». La structure qui doit recevoir le lot d’animaux a alors accès à ces informations et pourra les accepter ou non. Quand l’accord sur la transaction est donné, l’éleveur n’a plus accès aux DAB.
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Un historique permettra de tracer toutes les actions. Un tiers de confiance local sera conservé – en l’occurrence les services ITAé – pour gérer d’éventuelles difficultés. La cybersécurité, la disponibilité et les maitrise des données est l’un des principes dirigeant le projet.
L’interopérabilité – capacité de communiquer et échanger des données notamment avec des logiciels de gestion de troupeau…– commence à être travaillée sur la fin de l’année 2026. « Cet outil est conçu de façon modulaire » a expliqué Philippe Paquet. La possibilité d’intégrer des données venant de l’extérieur, comme les données de vaccination de la plateforme CalypsoVet par exemple, pourrait être inscrite, si une demande pour cela est identifiée, sur la feuille de route de son développement.
Rappelons qu'il n’y aura aucune obligation de passer aux boucles électroniques. Cela restera possible sur la base du volontariat.