Conférence de presse du CAF le 4 juillet. Crédits : © Compte twitter Jeunes agriculteurs

Un conseil de la planification écologique était prévu ce 5 juillet. Le contexte d’émeutes dans les banlieues a repoussé l’évènement à une date ultérieure et finalement une réunion de ministres se tiendra seulement sur le sujet demain.

Pour autant, le Conseil de l’Agriculture française (CAF) a décidé de prendre la parole sur la planification écologique à la veille de ce qui devait être une prise de parole marquant d’Emmanuel Macron.
 

La FNSEA se dit ambitieuse sur le sujet

« La planification écologique on l’a appelée de nos vœux, le sujet nécessite que l’on soit volontaires, exigeants et ambitieux », a déclaré Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, ce matin devant la presse.

Cette planification peut redonner du sens

« Cette planification peut redonner du sens, car on avait perdu de la perspective », commente pour sa part, Sébastien Windsor, président des Chambres d’Agriculture France.

« Nous sommes heureux que la planification arrive mais cela ne doit pas arriver dans un texte contraignant », nuance Arnaud Gaillot, président de Jeunes agriculteurs. Il rappelle que les jeunes agriculteurs sont « un public à risque face aux aléas climatiques ». « Le défi est de rassurer ce public à travers le pacte et la loi d’orientation et d’avenir agricole » poursuit-il.

« Il faut nous aider à bâtir une souveraineté alimentaire tout en répondant au défi du changement climatique », déclare pour sa part François Schmitt, vice-président de la Confédération nationale de la mutualité, de la coopération et du crédit agricoles (CNMCCA).
 

Des moyens financiers à mobiliser

Mais si les trente dernières années ont mobilisé 75 milliards d’euros en cumulé face aux impacts des aléas climatiques (tous secteurs confondus), selon lui les projections prévoient une nécessité de doubler ces moyens dans les 30 prochaines années. Selon lui la planification écologique pour répondre aux objectifs de réduction des émissions carbone de l’Union européenne nécessité « des investissements de rupture » et implique « un financement adéquat ».

Il va falloir des moyens colossaux

Une opinion partagée par Sébastien Windsor. « Il va falloir des moyens colossaux pour réinventer le développement agricole », affirme le président des Chambres d’Agriculture France.


La souveraineté alimentaire « doit rester la colonne vertébrale »

Derrière « la volonté » affichée de voir cette planification écologique réussir, Arnaud Rousseau président de la FNSEA pointe pour sa part des « prérequis » et des « écueils à éviter. » Au rang des prérequis : des objectifs cadrés, une méthode de travail avec « des rendez-vous réguliers pour mesurer la supportabilité des travaux engagés » et « la souveraineté alimentaire française qui doit rester la colonne vertébrale » de la politique agricole.

« On a besoin d’un calendrier sérieux et réaliste », avance aussi Arnaud Rousseau.

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