Les sénateurs l’ont approuvé par 215 voix pour et 94 contre. Ce texte n’est pas « une loi d’orientation agricole », a déclaré Stéphane Travert, mais « une partie de la politique de l’alimentation ». Il considère son adoption comme une « petite pierre dans l’édifice d’une agriculture plus forte » qu’il reste à bâtir. Le ministre souligne aussi les défis qu’il reste à relever pour « défendre une Pac ambitieuse, mener une politique commerciale cohérente avec celle-ci, lutter contre la concurrence déloyale des produits importés ». La séance se termine sur un descriptif dithyrambique d’une agriculture dont « tout le monde ici est fier », car c’est un pan de l’économie, « un gage de cohésion sociale », un « outil de lutte contre la précarité », et un levier de progrès pour l’alimentation. « C’est pourquoi nous devons la tirer vers le haut, elle le mérite », termine-t-il. Le texte doit faire l’objet d’une commission mixte paritaire, chargée de trouver une version commune aux deux chambres. Selon le rapporteur du texte à l’Assemblée, trouver un accord sera « excessivement compliqué ».
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