Pehlivanoglu, fidèle aux races continentales 

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La paille est rare et chère en Turquie. Ces taurillons issus de broutards « grise des steppes » ou croisés charolais sont sur une litière composée de ???????????? Crédits : © S. Chatenet
Comme souvent en Turquie, les stabulations sont fonctionnelles et surtout très aérées pour que les animaux ne soient pas trop pénalisés dans leurs performances par la canicule estivale. Crédits : © S. Chatenet
Par un débouclage-rebouclage, tout laisse à penser que certains animaux venus via les pays de l’Est (Hongrie, Roumanie, Tchéquie, Slovaquie) sont en réalités des broutards français qui échappent ainsi à l’arsenal règlementaire lié à la FCO. Crédits : © S. Chatenet
Avec des Limousins ou des Charolais hongrois, achetés 3,50 euros par kilo, l’atelier d’engraissement de Pehlivanoglu affiche une croissance de 1,5 kg/j, contre 1,7 à 1,9 kg/j avec des animaux achetés en France. Crédits : © S. Chatenet

La société Pehlivanoglu est une chaîne de distribution régionale. Elle possède quelque 200 magasins de type superettes, tous situés dans la région d'Izmir sur la côte ouest du Pays. Cette enseigne a choisi de produire elle-même une bonne partie de la viande et des produits carnés proposés dans ses étals. Son atelier d’engraissement est situé dans le secteur de Tire, à une centaine de kilomètres au sud-est d’Izmir. Il associe un atelier d’engraissement de 2 000 places réparties en plusieurs stabulations à une troupe ovine d’un peu plus de 600 mères. Les bovins engraissés ce printemps ont été importés d'Australie, du Brésil et de Hongrie. Le maigre d'Amérique du Sud coûtait en moyenne rendu atelier 4 euros par kilo, contre 3,50 euros par kilo pour des Limousins et des Charolais provenant de Hongrie. Comme souvent en Turquie, la préférence des gestionnaires de l’atelier va aux races continentales, jugées mieux adaptées aux systèmes d’engraissement intensifs basés sur des rations à forte densité énergétique : meilleures croissances et indices de consommation, associés à des carcasses plus « maigres » permettant d’obtenir un meilleur rendement. Avec les broutards charolais, limousins et croisés actuellement importés de Hongrie, l’objectif est – comme avec les broutards achetés en France en 2015 – de produire des carcasses lourdes : 465 kilos en moyenne pour les derniers lots abattus. Des animaux engraissés avec des rations réalisées en grande partie avec des fourrages et concentrés achetés à l’extérieur. L’exploitation cultive juste un peu de blé et d'orge et achète tout le reste, y compris le maïs ensilage. Le coût moyen de la ration a été chiffré à 2 euros par animal par jour.

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