Le 13 juillet dernier, Julien Denormandie a dévoilé lors d'un CSO*, les derniers arbitrages de la France pour la Pac. La copie est-elle plus favorable à l'agriculture de nos zones que celle prévue initialement ? Depuis le départ, la Copamac (grand Massif central), les organisations des massifs et la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes ont été en pointe sur l'ensemble des sujets, se positionnant unanimement en force de propositions. Force est de constater que nous avons eu raison de rester très mobilisés, car les tendances à la sortie de l'hiver étaient très inquiétantes pour l'élevage en général et pour nos zones en particulier. Les fortes actions syndicales de mars ont été plus que nécessaires et ont pesé dans l'évolution des décisions.
Dans le détail, vous avez obtenu gain de cause sur l'ICHN... L'enveloppe dédiée aux ICHN a été préservée. Elle reste fléchée vers l'élevage. Cela est conforme à notre souhait. Le ministre a fait le travail pour aller chercher les cofinancements nécessaires pour maintenir l'enveloppe à son niveau actuel. C'était un de nos objectifs, il était très important qu'il soit rempli.
Ces dernières semaines, le débat s'est cristallisé autour de la prime à l'UGB avec des craintes sur ses critères et ses montants. Au final que peuvent en espérer les éleveurs ? Nous n'étions pas favorables à un changement de système. Ce sont bien les pouvoirs publics qui ont souhaité passer à une prime à l'UGB, en lieu et place des actuelles aides aux bovins allaitants et laitiers. En mars, les premières propositions étaient à 72 euros par UGB allaitant, à l'arrivée nous serons à 104. Nous n'avons pas complètement atteint l'objectif mais nous revenons de loin. En système allaitant, les critères qui ont été trouvés avec une revalorisation des aides à l'UGB permettent de retrouver à peu près les montants initiaux, bien que d'une situation à une autre les écarts puissent être importants. En lait, là aussi, les critères pris en compte garantissent aux producteurs de nos zones difficiles de retomber à peu près sur leurs pieds, conformément aux souhaits exprimés par nos régions et nos massifs. Nous pouvons toutefois regretter la disparition du différentiel lait de montagne qui n'a pas été suffisamment défendu malgré l'insistance des massifs.
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