Les cours du colza sur le marché physique français se sont raffermis, lundi, à l’image de la graine sur le marché à terme européen, du canola sur Winnipeg et du soja sur Chicago. Les cours des huiles de colza, tournesol et soja sur Rotterdam ont suivi ce mouvement haussier, dans le sillage de celle du soja sur le marché à terme états-unien et de celle de palme malaisienne. Et ce, malgré la lourdeur du marché mondial des huiles et du biodiesel, et la baisse du pétrole, qui a subi le contrecoup du renforcement du dollar face aux principales autres devises. Les prix du tournesol sur les places hexagonales n’ont, pour leur part, pas évolué.
Les cours du soja sur Chicago se raffermissent, en raison de la sécheresse en Argentine qui devrait perdurer les quinze jours à venir et qui dégrade les cultures. En revanche, de fortes pluies pénalisent les travaux de récolte au Brésil, où seulement 13,5 % des surfaces seraient récoltées dans l’Etat du Mato Grosso, qui représente un quart de la production du pays. En Ukraine et en Russie, malgré la disparition de la couverture neigeuse d’ici la fin de semaine, le potentiel de production en colza est pour l’heure préservé, en l’absence de risque de winter-killing dans les deux semaines à venir. Des conditions météorologiques qui, par ailleurs, devraient favoriser la logistique à l’exportation. La progression de l’huile de palme sur Kuala Lumpur s’explique par un étoffement de la demande et un effritement du ringgit face au dollar, notamment.
Les cours de l’or noir se sont dépréciés, suite à la hausse de la production états-unienne, le pays ne faisant pas partie des membres de l’Opep, qui ont décidé de limiter l’extraction de pétrole.
Sur la scène internationale, les ventes hebdomadaires états-uniennes (à près de 1,105 Mt) sont dans les attentes des opérateurs.
Marchés physiques français du 29 janvier 2018
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