Œufs : la cage toujours sous pression, le sol recherché

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Comment ont évolué les prix des oeufs destinés à l'industrie ces derniers jours ? Crédits : © CNPO

L’évolution des prix des œufs français, au 18 juin 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la Cotation œuf français. Cette nouvelle cotation des œufs tout-venant a été élaborée en concertation avec les opérateurs de la filière. Elle se décline sur deux spécifications : conditionnable et non conditionnable. Les œufs de code 2 seront cotés dès que les volumes échangés le permettront.

Œuf conditionnable :

Le marché des œufs calibrés de code 3 à destination des grossistes parisiens est jugé mauvais et tendu. Certains opérateurs rapportent des annulations de commandes, d’autres s’inquiètent de la consommation dans la capitale qui va subir une canicule éprouvante. Plusieurs opérateurs ont rapporté faire des nettes concessions de prix sur les œufs calibrés de code 3.

À destination du conditionnement, le marché est normalisé. Les commandes des GMS sont plus rationnelles qu’au premier trimestre. Certaines enseignes se détournent du code 3 qu’elles avaient utilisé pour faire l’appoint. Chez Lidl, dans plusieurs régions, l’offre de plateau de 20 et 30 de code 3 est polonaise depuis plusieurs semaines. Des conditionneurs rapportent avoir trop d’œufs et passent vendeurs. Néanmoins, certains négociants jugent qu’il est possible de trouver preneurs sur du code 3, la tension sur l’ensemble du marché n’étant pas résolue. 

En code 2, les échanges sont toujours aussi limités en spot, la demande est au rendez-vous. En plein-air, les volumes manquent à l’appel et c’est sur ce code que la tension est la plus forte. 

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Lire aussi : Œufs : Les exportations françaises d’ovoproduits ont résisté en 2025

Œuf non conditionnable : 

Les volumes offerts à l’industrie en œuf de code 3 sont un peu plus abondants cette semaine. Beaucoup de lots arrivent en fin de ponte, les réformes avaient été décalées pour pallier le manque d’œufs. Les besoins des industriels reculant avec l’arrivée de l’été, les cours ont continué, sans grande surprise à se tasser cette semaine.

Les échanges d’œufs de code 2 en spot restaient encore assez anecdotiques, sur des bases de prix qui résistent mieux car les industriels ont des besoins de plus en plus importants. Certains basculent les cahiers des charges pour pouvoir utiliser des œufs européens car l’Espagne reste offreuse. 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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