Œufs : coup d’arrêt en calibré, fluide en tout venant, attentisme à l’industrie

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Les opérateurs rapportent un surplus d'offre de calibre G Crédits : © Virginie Pinson

L’évolution des prix des œufs français, au 22 octobre 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la Cotation œuf français. Cette nouvelle cotation des œufs tout-venant a été élaborée en concertation avec les opérateurs de la filière. Elle se décline sur deux spécifications : conditionnable et non conditionnable. Les œufs de code 2 seront cotés à partir de novembre 2026.

Œuf conditionnable :

En œufs calibrés, la situation se tend, puisque se conjuguent la fin de mois, les vacances scolaires et les troubles dans les centres-villes pour ralentir sérieusement la demande des restaurateurs et pâtissiers et donc des grossistes. Ce d’autant plus qu’ils trouvent des marchandises importées à prix compétitifs. Les difficultés à trouver preneurs concernent avant tout le calibre G. Plusieurs opérateurs ont rapporté avoir déclassé les œufs en M, ou fait des dégagements à prix nettement inférieurs à la cotation. Le calibre M, moins présent, résiste mieux d’autant plus que s’il ne part pas chez les grossistes il peut se placer ailleurs. Enfin, le calibre P reste peu offert. 

En revanche, nulle difficulté pour placer les œufs tout-venants, qui représentent la grande majorité des volumes échangés, avec une demande qui reste fluide et régulière sur tous les codes. Le code 1 manque toujours à l’appel. Les prix se maintiennent sans difficultés. 

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Œuf non conditionnable :

Toujours pas de rebond de la demande en ovoproduits, même si certains ont constaté un peu plus de commandes dans le sillage des piratages des frigos des supermarchés le 12 octobre. La majorité des industriels de l’œuf qualifient la demande de moyenne ou décevante. Un ressenti qui semble partagé au niveau européen, avec des cotations communautaires qui tendent à baisser depuis un mois, en cage avec la pression des importations (Ukraine, Turquie) et en sol avec les démarrages (Espagne, Italie, Pologne). Les prix des œufs de code 3 français destinés à la casserie restent stables, l’offre française sur le marché spot restant très limités et les cahiers des charges de certains l’imposant.

En sol, toujours aussi peu d’échange spot sur le marché français. Si les prix annoncés dans l’UE s’effritent, ils résistent dans l’Hexagone. Le plein-air reste difficile à trouver. Les opérateurs mentionnent un manque durable d’offre bio. 

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