Dégâts Objectif : moins de sangliers

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Les dégâts imputés aux sangliers ont explosé ces dernières années. Crédits : © C. Faure

La Fédération nationale des chasseurs (FNC) et l’État d’une part, et les représentants des organisations agricoles (FNSEA, JA, APCA, Confédération paysanne et Coordination rurale) d’autre part, ont signé en mars dernier, deux protocoles d’accord sur les « dégâts de gibier », finalisant la concertation entamée il y a deux ans. Perte de rendements agricoles, trésoreries des fédérations de chasse à sec… Ce sujet crispe depuis des années les relations dans les campagnes. Depuis la suppression en 1968 du « droit d’affût » des agriculteurs, leur permettant de tuer les grands gibiers qui s’introduisent sur leurs parcelles, ce sont les fédérations de chasse qui gèrent la régulation et par conséquent l’indemnisation des dégâts. Une charge de plus en plus lourde, notamment en raison de la baisse du nombre de chasseurs dans certaines régions, synonyme de baisse des cotisations, et un fléau de plus en plus grand pour les agriculteurs sur le terrain. En 2022, les chasseurs rapportent avoir pris en charge 77 millions d’euros de dommages, via les fédérations, dont 44 millions versés en indemnisations. Si Madeleine Chaut, agricultrice dans la Loire et responsable de la commission faune sauvage à la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes, reconnaît que l’accord est une avancée, elle estime que les départements doivent s’en emparer. « Il y a un cadre global avec un objectif de baisse de 20 à 30% des dégâts par rapport à 2019, qui restera une des pires années en termes de dégâts estimés autour de 30 000 hectares. Chaque département doit utiliser la boite à outils de manière à augmenter les prélèvements de sangliers. On ne veut pas des pansements, on veut réparer la plaie ».

Un million de sangliers ?

Selon les estimations à partir des sangliers tués - 842 000 en 2022, contre 35 000 environ au début des années 1970 -, la France pourrait en compter environ un million. Les raisons de cette explosion démographique ? Un régime alimentaire omnivore qui permet à ces suidés de s’adapter facilement, un taux de reproduction rapide, une survie des petits favorisée par des hivers plus doux en raison du réchauffement climatique. Se sont ajoutées des pratiques de chasse dites « conservatrices », consistant à éviter de tuer les reproducteurs pour développer les populations de grands gibiers, et une tendance à nourrir ces animaux, d’abord pour les éloigner des cultures mais aussi parfois pour les attirer dans des zones de chasse.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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