Insémination artificielle Ne pas sous-alimenter en période de reproduction sécurise l´IA

- - 2 min


L´effet du niveau alimentaire est plus important en reproduction artificielle que naturelle, si l´insémination est faite en début de période de reproduction. L´expérimentation conduite à l´Inra du Pin dans l´Orne a montré que sur un lot de vaches en déficit alimentaire de
1,5 UFL/jour, soit environ à 10 % de déficit énergétique, les résultats de réussite de l´insémination artificielle sont variables selon les années. « Sur les cinq ans d´expérience, nous avons enregistré les mêmes taux de réussite en IA, à savoir 60 %, pour les deux conduites alimentaires sur deux des années. Sur les trois autres campagnes, nous avons mesuré un allongement de durée de l´anoestrus post-partum sur le lot des vaches qui était en déficit alimentaire, conduisant à un taux de réussite de l´IA très fortement réduit », explique Dominique Dozias de l´Inra du Pin.
Une partie des vaches sont inséminées au pré à l´Inra du Pin car la période de reproduction débute le 1er mars et se termine fin juin-début juillet. ©S. Bourgeois

Long anoestrus en déficit énergétique
L´anoestrus a été allongé de 20 à 50, voire 70 jours par le déficit énergétique. « Pour sécuriser la réussite de l´IA en période hivernale, il ne faut pas trop sous-alimenter les femelles, au moins pendant sa période de reproduction qui débute 21 jours avant l´IA. »
Pour le troupeau expérimental de l´Inra, il est aussi fait en sorte d´éviter la mise à l´herbe qui représente une forte transition alimentaire durant la période d´implantation de l´embryon, soit les 30 jours suivant l´IA.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Insémination
Suivi
Suivre
Insémination artificielle
Suivi
Suivre
Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires