La qualité des blés réjouit moins les industriels que les céréaliers Moisson 2018 : la meunerie prend ses engagements dans un contexte difficile

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Les tests panification en meunerie révèlent les faiblesses de la récolte 2018. Crédits : © Passion céréales

Les meuniers devront supporter cette année des surcoûts engendrés par la nouvelle récolte et des dépenses prévues dans le cadre du plan de transformation de la filière céréalière ; c’est ce que fait savoir publiquement l’Association nationale de la meunerie française (ANMF) dans un communiqué. Ainsi la nouvelle récolte engendrera des surcoûts. L’ANMF souligne que la France a récolté un volume moyen de blé dans un contexte de faible récolte mondiale. Les prix « pourraient s’installer durablement au-dessus des 200 euros/t », prévoit-t-elle. Par ailleurs elle révèle que les premiers tests de panification laissent supposer des coûts supplémentaires de constitution de lots, de formulation ou d’achat de blé de force. Si en effet FranceAgriMer et Arvalis pronostiquent des taux de protéines dépassant régulièrement les 12% et des temps de chute de Hagberg répondant aux spécifications contractuelles (voir Les Marchés Quotidien de vendredi dernier), le président de l’ANMF, Lionel Deloingce apporte un bémol : « on a d’importantes pertes de protéines solubles à la mouture qui peuvent réduire à 10,5 % la teneur en protéines des farines », explique-t-il. A ces surcoûts s’ajoutent les frais à engager pour l'adaptation de la filière aux demandes sociétales, veut rappeler l’ANMF. « Nous devons dans des délais très courts conserver les céréales et farines sans molécules chimiques », souligne Lionel Deloingce, inquiet des investissements à réaliser.

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