Dans les grandes régions viticoles françaises, la biomasse microbienne des sols est très peu élevée, en comparaison avec les autres régions. Cela provient notamment de certaines pratiques viticoles dites « agressives », comme le travail du sol et l’absence d’enherbement. Les paramètres physico-chimiques jouent également beaucoup sur la distribution observée.
… et de diversité
Au niveau de la diversité bactérienne (nombre de différents taxons présents dans un sol), la vigne est bonne élève : le stress entraîné par les interventions sur le sol favorise les mutations des bactéries. Mais cette diversité, dite opportuniste, est moins efficace dans la dégradation de la matière organique.
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Du côté des champignons, c’est la double peine : on observe dans les solsviticoles une diminution tant de leur quantité que de leur diversité.
Source : infographie réalisée à partir de « L’Atlas français des bactéries du sol », de Karimi B. et al., publié aux éditions Biotope, et avec le concours de Lionel Ranjard, directeur de recherche dans le laboratoire d’Agroécologie d’Inrae Dijon et titulaire d’un doctorat en écologie microbienne du sol.