Mélilou, une reconversion évidente

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En plein cœur de la Drôme provençale, Lou Murat et Manuel Soares de Almeida, se sont installés en 2014 pour développer une activité commerciale à partir de la cueillette sauvage. Crédits : © Mélilou

Produire qu’à partir de leurs plantes. C’était une évidence pour Lou et Manuel. Il y a six ans, ce couple auvergno-picard a décidé de s’installer à Lachau (Drôme), sous le nom de Mélilou, en tant que cueilleurs, producteurs et distilleurs, après un BPREA spécialisé dans les plantes médicinales et aromatiques à Nyons. « C’est ici que nous nous sommes rencontrés. J’étais monitrice-éducatrice dans le social, Manuel, lui, travaillait à l’usine. Il a décidé de tout arrêter et de partir faire du woofing avant de se reconvertir. Si nous sommes venus nous installer ici, c’est pour la diversité des plantes que la vallée de la Méouge nous offre. Ce territoire est emblématique », raconte Lou Murat.
Ces deux grands passionnés de nature se sont lancés timidement en 2014. « On est partis de rien, sans trop de moyens. On s’est acheté un alambic de 50 litres et quelques plants pour démarrer. Un investissement d’environ 800 € », indique le couple. Puis, un financement participatif de 4 000 € sur la plateforme Miimosa leur a permis, deux ans plus tard, d’investir dans un deuxième alambic de 300 litres. « Nous distillons exclusivement dans du cuivre, un très bon conducteur », ajoute le duo.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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