L’évolution des prix du colza et du tournesol français entre le 4 et le 7 septembre 2026, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les essentiels
Marchés fermés aux Etats-Unis et au Canada pour cause de Labor Day ce lundi
Positions longues acheteuses records en soja sur le Cbot à Chicago
Des questions sur la sole de colza en France pour la récolte 2027
Début des coupes en tournesol en France et en Europe
Les cours des contrats sur le colza coté sur Euronext ont gagné du terrain ce lundi 7 septembre 2026 : +3,50 €/t, à 555,50 €/t, pour l’échéance la plus travaillée de novembre 2026 (avec des écarts quand même conséquents : 558 €/t au plus haut, 550 €/t au plus bas en séance) et + 3 €/t, à 556,50 €/t, pour la deuxième la plus active de février 2027. La hausse valait pour les termes allant jusqu’à août 2027 compris puis étaient mixtes au-delà. Le prix du colza Fob Moselle, sa place de référence en France, a progressé aussi. Le Cbot et les marchés des Etats-Unis et du Canada étaient fermés ce lundi pour cause de Labor Day.
De façon générale, les regards étaient tournés ce lundi vers les grands conflits dans le monde (Moyen-Orient et Russie-Ukraine). Les échanges du week-end passé (accord de paix, trêve avant Noël mais après les élections législatives russes du 18-20 septembre…) n’ont pas amélioré la situation sur le terrain entre la Russie et l’Ukraine, ce qui, concrètement, signifie que le rythme de transport normal d’un mois de septembre traditionnellement élevé ne reprendra pas de sitôt. Le ton se durcit vis-à-vis de la Russie quant à ses possibilités d’acheminer par des voies alternatives ses grains issus de la moisson 2026, la Lettonie et la Lituanie ayant décidé de ne pas accepter le transit des grains origine Russie via les ports de la mer Baltique.
Dans ce contexte de conflits qui ne trouvent pas de résolution, les prix du baril de pétrole ont progressé ce lundi, proche des 93 dollars le baril pour le WTI, référence étatsunienne, et en route pour les 98 dollars le baril pour le Brent européen. Cette tendance se renforçait ce mardi matin aux alentours de 7h30. La paire euro/dollar a terminé à 1,1623 ce lundi contre 1,1610 vendredi et démarrait ce mardi matin à 1,1624.
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Sur le soja, il faut retenir que jamais les positions longues acheteuses n’ont été aussi élevées dans l’histoire des marchés à termes de Chicago. Ce qui inquiètent certains courtiers et opérateurs du marché en cas d’un dégagement potentiel violent. D’autant que d’autres segments de marché des matières premières agricoles sont aussi dans le même cas (maïs, sucre, tourteaux, coton). Les conditions de culture de l’USDA seront publiées cette après-midi heure de Paris. On attend quelques pluies, via le Midwest, pour la semaine prochaine, ce qui pourrait enfin apporter un peu d’humidité aux cultures en pleine terminaison de leur croissance. De leur côté, les courtiers au Brésil expliquent que l’origine Brésil est la plus chère sur les marchés d’exportation à l’heure actuelle.
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Le colza coté sur Euronext a donc progressé lundi, dans des petits volumes cependant, réagissant à l’augmentation du prix du pétrole et à la hausse des cours de l’huile de palme sur les marchés internationaux. Il était freiné par la remontée de l’euro face au dollar sur le marché des changes. Les semis avancent en France et les pluies sont les bienvenues (levées favorisées mais attention aux repousses et aux altises) mais les emblavements seront globalement tardifs cette année et il faudra surveiller de très près la présence des punaises dans les plants. Certains spécialistes énoncent clairement la possibilité de passer à une sole aux environs d’1Mha pour la récolte 2027 au lieu d’1,4 Mha en 2026.
Le canola coté à Winnipeg n’a pas coté ce lundi en raison du jour férié de Labor Day.
L’huile de palme cotée à Kuala Lumpur a progressé et se rapprochait des 5 000 ringgits la tonne en clôture pour le contrat de novembre 2026, dans le sillage des huiles végétales cotées à Dalian, du pétrole et d’une légère détente de la devise locale face aux autres monnaies internationales.
Les prix du tournesol oléique coté à Saint-Nazaire, sa place de référence en France, n’ont pas évolué d’une séance à l’autre. « Dans le Sud-Ouest comme partout en France cette année, les tournesols arrivent à maturité précocement. Pour autant, les récoltes ont avancé plutôt lentement jusqu’à fin août.
Ainsi, les parcelles « prêtes à récolter » sont exposées aux aléas climatiques (orages, vents violents) et aux dégâts de ravageurs (oiseaux, très actifs en cette fin de saison) » écrit Terres Inovia dans son bulletin du 7 septembre consacré à la zone Ouest Occitanie, avant de rappeler que le stade d’humidité des graines optimal pour la récolte se situe entre 9 et 11 %.
En Ukraine, et selon UkrAgroConsult, la semaine dernière, les prix d'achat des graines de tournesol sur le marché domestique ont augmenté de 23 $/t (soit + 5 %), passant de 460 $/t à 483 $/t (rendu usine), en raison « d'une concurrence accrue entre les triturateurs pour l'approvisionnement en matières premières ». Par ailleurs, et selon l’agence APK-Inform, les graines destinées à l’exportation ont vu leur prix plutôt baisser.
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