Manifestations contre la bassine de Sainte-Soline : prison avec sursis requise contre 9 militants

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A la sortie du tribunal, le 28 novembre, les 9 prévenus ont lu la déclaration commune qu’ils ont énoncé devant le tribunal. Crédits : © Capture compte X BassinesNonMerci

De la prison avec sursis a été requise contre des militants « anti-bassines » qui ont organisé le 29 octobre 2022 et le 25 mars 2023 à Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres des manifestations interdites contre les réserves d'irrigation. Ces manifestations avaient provoqué de violents heurts entre militants environnementaux et forces de l'ordre. Le débat entre opposants et partisans a pris à l’époque une large place dans l’actualité. 

Dire « stop » à la surenchère contre les réserves d'eau

Ce mardi 28 novembre, des peines de 6 à 12 mois de prison avec sursis ont été requises par le tribunal de Niort. Le procureur Julien Wattebled a demandé au tribunal correctionnel de prononcer des « peines mesurées et dissuasives ». Pour le magistrat, « la peur règne depuis trop longtemps dans ce département, il y a eu trop de blessés, trop de dégâts ». Il observe depuis l’été des « annonces de surenchères qui vous disent que ce sera encore plus fort ». Alors qu'une prochaine mobilisation des « anti-bassines » est annoncée en juillet prochain dans le Poitou, juste avant les Jeux olympiques de Paris, « notre rôle est de dire stop », a-t-il lancé.

Le procureur a dépeint le porte-parole du collectif « Bassines non merci » (BNM), Julien Le Guet comme étant « au cœur de l'organisation ». Il a requis contre lui 12 mois de prison avec sursis, 2100 euros d'amende et une interdiction de paraître à proximité des réserves de Sainte-Soline et Mauzé-sur-le-Mignon. Julien Le Guet réclame un moratoire sur ces réserves agricoles. 

Le délibéré sera rendu le 17 janvier 2024. 

Les questions de l'eau «  relayées dans le débat public »

A la sortie du tribunal, les 9 prévenus ont lu la déclaration commune qu’ils ont énoncé devant le tribunal.

 « Peu de temps après la première journée de ce procès qui nous a réunis ici le 8 septembre dernier, vos collègues du tribunal de Poitiers ont eu le courage d'annuler des autorisations pour 15 projets de bassines », ont-ils rappelé. « Tôt ou tard, ce modèle agricole inadapté au changement climatique sera abandonné », affirment les détracteurs. « Ce sera grâce à des décisions de justice comme celle-ci, mais aussi grâce aux manifestations populaires auxquelles nous avons pris part et prendrons part », a ajouté le groupe de prévenus.

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 « Vous le savez, ce combat, d'utilité publique, porté par des milliers de personnes est un combat fondamental pour toutes formes de vies », dit encore le texte des opposants. « Nous pouvons d'ores et déjà être fier.e.s : désormais, ces questions autour de l'eau sont largement prises au sérieux et relayées dans le débat public. »

Les réquisitions des prévenus et le déroulé du procès sont résumés dans un article de France Bleu.

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