La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé assouplir les conditions de tirs de défense contre le loup pour les éleveurs bovins, au Sénat le 28 mai lors des questions au gouvernement. L’objectif est de passer « dans une logique de régulation » en autorisant les tirs même si le troupeau n’a pas été attaqué.
Avec Agra Presse
Alors que la procédure de déclassement du loup est toujours en cours, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé le 28 mai au Sénat un nouvel assouplissement des tirs de défense, à destination des éleveurs bovins. Ces derniers pourront désormais procéder à des tirs de défense contre les loups même si leur troupeau n’aura pas été déjà attaqué. Un arrêté a été mis en consultation jusqu’au 10 juin, annonce la ministre, qu’elle et son homologue de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher devront signer.
« C'est indispensable pour rentrer véritablement dans une logique de régulation »
« Les tirs seront autorisés, même dans les espaces où les troupeaux sont simplement menacés, même lorsqu'il n'y aura pas d'attaque », a expliqué Annie Genevard au Sénat, à l’occasion de questions posées au gouvernement. « C'est indispensable pour rentrer véritablement dans une logique de régulation », soutient la ministre, qui était interrogée sur les récentes attaques de loups en Corrèze sur des troupeaux d’ovins, de brebis et de bovins.
Auparavant, le troupeau devait avoir été attaqué au moins une fois dans les 12 derniers mois, comme le soulignent nos collègues d’Agra Presse. Cet arrêté viendra en application de la loi d’orientation agricole (LOA) qui prévoit que « compte tenu de l’absence de moyens de prévention efficaces disponibles, des tirs contre les loups peuvent être autorisés pour la protection des troupeaux de bovins, d’équins et d’asins (ânes), sous réserve que des démarches en matière de réduction de la vulnérabilité de ces troupeaux aient été engagées par les éleveurs ».