L’opérateur de IVe gamme Agrafresh à la conquète du marché français

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Un nouvel opérateur de salades IV e gamme a fait son apparition en France il y a un an. Il s’agit du belge Agrafresh, entreprise dirigée par la famille Demarez issue de la production maraîchère. C’est la jeune génération des Demarez, 30 ans d’âge moyen, qui a choisi, il y a cinq ans, de passer à une étape supérieure, en se lançant dans la IVe gamme afin de mieux valoriser ses salades. Aujourd’hui, la société réalise un chiffre d’affaires compris entre 6 et 7 millions d’euros.

A Pittem, en Flandre Occidentale, l’unité de transformation, qui possède une capacité de 60 000 barquettes/jour et de 120 000 sachets/ jour, est donc tout naturellement située en plein champ, au plus près de la matière première. Transformés sitôt cueillis sans le moindre transport, les produits Agrafresh bénéficient donc d’une fraîcheur optimale.

L’usine est certifiée IFS version 4 et s’étend sur quelque 3 000 m2. En plus de la salade, la jeune société produit également des légumes en IVe gamme pour les potages, ainsi que des crudités et des salades traiteur. 90 % de la production est commercialisée en MDD.

Agrafesh est présent dans l’Hexagone depuis peu et veut se développer

Agrafresh commercialise également ses produits aux Pays-Bas, en Angleterre, au Luxembourg… et depuis peu en France. “Notre usine étant installée à 15 minutes de Lille, il était naturel de nous intéresser à la France, explique le responsable commercial France d’Agrafresh. Nous commençons tout juste. Pour le moment, nous sommes référencés chez Système U avec un mélange de salades à la marque “Bien Vu”, le premier prix de l’enseigne.”

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Mais ce n’est qu’un début. Grâce à son bureau commercial de la région parisienne comptant trois personnes, Agrafresh espère être bientôt présent dans les rayons de toutes les grandes enseignes de l’Hexagone, avec des salades, mais pourquoi pas également des légumes à potage. “Le marché de la soupe et du potage est très important. Bien sûr, il y a la concurrence des lyophilisés, des briques et du frais, mais notre principal problème demeure le manque de place dans les linéaires.”

La vocation de l’entreprise n’est d’ailleurs pas de faire uniquement du premier prix. “Nous savons faire du qualitatif, du très haut de gamme, maintenant, tout dépend de ce que l’on nous demande.” Et c’est pour répondre à cette demande des distributeurs qu’Agrafresh a déposé un projet de cahier des charges de certification de conformité (CQC) auprès du ministère de l’Agriculture français. “Nos clients nous le demandent de plus en plus, et nos concurrents l’ont déjà, alors nous nous mettons au diapason.”

Au chapitre des projets et des produits à sortir, pas de grande révélation : “Nous travaillons bien sûr à des produits innovants : nouveaux mélanges, produits plus rapides à mettre en œuvre, plus pratiques… Mais il est encore tôt pour en parler.” Affaire à suivre, donc.

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