COT'Hebdo Oléoprotéagineux et coproduits Les prix du tournesol ont encore enregistré une belle progression
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L’évolution hebdomadaire des prix des oléagineux (colza, tournesol, soja), des protéagineux (pois, féverole), des coproduits de l’alimentation animale (tourteaux, issues de meunerie, coproduits de l’amidonnerie, coproduits laitiers, farine de poisson, produits déshydratés, pailles et fourrages) et des légumes secs sur le marché physique français entre le 16 et le 23 octobre 2024, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
C’est encore le tournesol qui a tenu la vedette cette semaine en matière de dynamique des prix. En France, on dépasse désormais les 600 €/t. Très clairement, le marché enregistre un vrai déficit de production, les principaux pays pourvoyeurs annonçant quasiment tous des reculs massifs sur la récolte 2024. C’est notamment le cas de la France et de l’Ukraine.
Le colza coté en Europe a également renchéri entre le 16 et le 23 octobre, tant sur le marché à terme d’Euronext que sur le marché physique français. Les reculs de prévision de récolte chez les principaux pays producteurs pèsent toujours sur la tendance. Sur le marché français, les vendeurs ne sont pas présents et donc les affaires demeurent à un niveau assez faible.
En soja, les clignotants sont plutôt au vert : la moisson progresse bien aux États-Unis, les pluies sont arrivées en Amérique latine (permettant de procéder à des semis plus conformes à la normale même s’il existe encore un peu de retard). Et la demande mondiale est plutôt dynamique, avec une Chine très active : les annonces d’achats en origine États-Unis se multiplient en prévision d’un possible changement de politique commerciale post-élection présidentielle en novembre (retour de barrières douanières notamment) ; les achats de soja origine Brésil sont également importants, ce pays présentant désormais un avantage tarifaire compétitif sur le soja états-unien et servant de moyen de couverture par rapport à la problématique des élections états-uniennes. Au niveau mondial, le soja comme le colza bénéficient d’une belle dynamique sur le marché des huiles végétales, d’autant que les principaux pays exportateurs d’huile de palme vont entrer dans une période de plus faible production. En France, le marché de la graine de soja est inactif.
Thierry Michel
Les prix du pois fourrager sur le marché physique français sont reconduits dans l’ensemble, ou ont très légèrement reculé, entre le 16 et le 23 octobre. L’activité est des plus moroses.
Les prix des tourteaux ont encore très légèrement régressé d’une semaine sur l’autre. La baisse de l’euro face au dollar renchérit le coût d’importation du tourteau de soja. Raison pour laquelle les prix des tourteaux de colza et de tournesol n’ont pas suivi la flambée des graines, face à la compétitivité du tourteau de soja. La demande continue de se tourner essentiellement vers le soja. Le tournesol suscite un peu d’intérêt. Le colza est délaissé. La préfecture de Loire-Atlantique annonce qu’un mouvement social dans le port de Saint-Nazaire perturbe les importations de matières agricoles dont le soja pour l’alimentation du bétail. Les conséquences sur les prix sont à surveiller.
La prime en tourteau de soja non OGM a globalement reculé sur la semaine, pour atteindre + 185 €/t sur les échéances novembre et décembre, + 180 €/t sur janvier et février, et 193 €/t sur mars et avril.
Les prix des issues de meunerie en région Île-de-France ont évolué de façon contrastée entre le 15 et le 22 octobre, évoluant de 0 €/t et + 5 €/t selon le coproduit minotier. Ce renchérissement s’explique par un ajustement de positions des opérateurs. La demande des fabricants d’aliments pour animaux s’intensifie en cette veille de saison hivernale, synonyme de rentrée massive du bétail en stabulation et de besoins en aliments composés.
Faute d’élément réellement nouveau, les cours des issues de meunerie sont reconduits dans toutes les régions, entre le 16 et le 23 octobre. L’activité est qualifiée d’assez molle pour l’instant.
Les prix des drêches de blé sur le marché physique français ont encore reculé entre le 16 et le 23 octobre, tout comme ceux de la drêche de maïs. La faiblesse de l'intérêt des acheteurs constitue un premier élément baissier. Le deuxième facteur baissier est le repli des valeurs des tourteaux.
Les cotations du corn gluten feed ont renchéri sur le marché physique français entre les 16 et 23 octobre. Les vendeurs ont revu à la hausse leurs exigences.
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Les prix de la poudre de lait et de la poudre de lactosérum à destination de l'alimentation animale ont nettement reculé en disponible sur le marché physique français entre le 17 et le 24 octobre. Ces cours traités correspondent aux réservations de novembre. La tendance baissière devrait s'accentuer dans les semaines à venir en poudre de lactosérum, selon un spécialiste du marché.
Les prix sur le marché physique français sont nominalement reconduits en luzerne déshydratée, entre le 16 et le 23 octobre, avec une campagne qui se termine tranquillement. Les cours de la pulpe de betterave déshydratée hexagonale n'évoluent pas plus, sur fond de marché atone.
Les prix des pailles (de blé et d'orge) et fourrages (foin de Crau) sur le marché physique français sont reconduits entre le 16 et le 23 octobre. Le marché est globalement calme.
La rédaction
Kévin Cler
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