Les prix du maïs à la baisse, malgré des craintes sur la sole à venir

- - 4 min
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Crédits : © Généré par l'IA

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.

Alors que la guerre au Moyen-Orient s'éternise, les prix du blé tendre et de l’orge fourragère en sympathie ont progressé entre le 23 et le 30 mars 2026 sur le marché physique français. Ceux du maïs, de l’orge de brasserie et du blé dur ont quant à eux reculé dans le même temps

Les prix du blé tendre ont gagné du terrain sur le marché physique

Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 30 mars 2026, à 194 €/t sur la période mars-juin, gagnant 1,50 €/t sur la semaine, dans le sillage d'Euronext (203,75 €/t sur la période mai, +1,50 €/t) et du CBOT (607 cts$/boisseau sur l’échéance mai, +19,25 cts$/boisseau). La guerre au Moyen-Orient n’aura probablement qu’un impact marginal sur l’actuelle campagne car l’essentiel de la commercialisation a été réalisé sur des prix de carburant et d’engrais qui n’ont rien à voir avec la flambée actuelle. En revanche, il faudra rediscuter des assolements pour les semis d’automne si les prix des intrants se maintiennent à ce niveau d’ici fin mai, début juin.  Selon Céré’Obs, en semaine 12 (du 17 au 23 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre se sont stabilisées à 84 % pour la récolte 2026 (contre 74 % concernant la récolte 2025).   

Les cotations du blé dur suivent une tendance baissière pour compenser le surcoût du fret

Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, n’est pas coté sur la période mars-juin en cette semaine du 23 au 30 mars 2026. Les autres places de marché enregistrent un repli de 5 €/t. Les coûts du fret commencent à peser sur les opérations d’exécution. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 12 (du 17 au 23 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur se sont stabilisées à 81 % pour la récolte 2026 (contre 79 % concernant la récolte 2025). Le stade “semis” est passé de 98 % à 100 % pour la récolte 2026 (contre 99 % pour la récolte 2025 et 99 % en moyenne quinquennale).

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Les cours de l’orge fourragère ont gagné du terrain

Le prix de l'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, cotait, le 30 mars 2026, 191,50 €/t sur la période février-mars, gagnant 1,50 €/t sur la semaine. En nouvelle campagne, les opérateurs se rassurant sur les conditions de culture, le marché français est actif sur le dégagement, y compris à destination du Benelux. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 12 (du 17 au 23 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver se sont stabilisées à 81 % pour la récolte 2026 (contre 70 % concernant la récolte 2025). 

La baisse des cotations de l’orge de brasserie réveille les acheteurs

Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 30 mars, à 187 /t en Faro (variété d’hiver) et à 189 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période mars-juin, respectivement en baisse de 3 €/t et 2 €/t sur la semaine. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 12 (du 17 au 23 mars 2026), le stade “semis” est passé de 95 % à 100 % pour la récolte 2026 (contre 99 % pour la récolte 2025 et 94 % en moyenne quinquennale).

Les cotations du maïs ont reculé sur le physique

Le prix du maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, s’élevait, le 30 mars 2026, à 199 €/t sur la période mars-juin, perdant 1 €/t sur la semaine. Et ce, dans le sillage d'Euronext (208,25 €/t sur la période juin, -0,75 €/t) et du CBOT (455,75 cts$/boisseau sur l’échéance mai, -3,75 cts$/boisseau). Les opérateurs s’inquiètent sur les assolements à venir. Avec de l’urée à 850 €/t, il faudrait sortir du maïs à 230 €/t départ ferme pour ne pas perdre d’argent. Dans ce contexte, certains agriculteurs envisagent de remplacer le maïs par du soja, du tournesol ou par de la mise en jachère. Les prix du carburant commencent à poser problèmes avec des transporteurs qui ont du mal à s’engager, notamment sur la longueur.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires