Les prix du blé plombés par les bilans de l’USDA maintenant le shutdown terminé

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Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Crédits : © Généré par l'IA

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.

Les prix du blé tendre et du maïs se sont repliés sur le marché physique français, entre le 17 et le 24 novembre 2025. Ceux de l’orge fourragère ont gagné du terrain dans le même temps. Les cours du blé dur n’ont pas évolué.

Baisse des prix du blé

Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, a reculé sur la période novembre-décembre, perdant 0,50 €/t entre le 17 et le 24 novembre, dans le sillage d’Euronext et du CBOT. Le redressement de l'euro face au dollar a soutenu les cotations du blé européen, en améliorant sa compétitivité. Malgré tout, le bilan mondial reste lourd, avec des productions et des stocks revus en hausse chez les exportateurs par l’USDA. Selon Céré’Obs, sur la semaine 46 (du 11 au 17 novembre), les semis de blé tendre pour la récolte 2026 ont progressé de 89 % à 95 % de la sole attendue (contre 88 % l’an dernier à dates). Les conditions de cultures “bonnes à très bonnes” sont restées stables à 98 % (contre 88 % en 2024).    

Stabilité des prix du blé dur

Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, n'ont pas évolué sur la période novembre-décembre, entre le 17 et le 24 novembre. Le marché est très calme. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine 46 (du 11 au 17 novembre), les semis de blé dur pour la récolte 2026 ont progressé de 44 % à 66 % de la sole attendue (contre 50 % l’an dernier à dates).

Renchérissement des cours de l’orge de mouture

Le prix de l'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, a gagné du terrain sur la période novembre-décembre, grimpant de 2 €/t entre le 17 et le 24 novembre. FranceAgriMer avait augmenté de 220 000 t sa prévision d’exportations françaises sur les pays tiers. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine 46 (du 11 au 17 au novembre), les semis d’orge d’hiver pour la récolte 2026 ont progressé de 95 % à 98 % de la sole attendue (contre 95 % l’an dernier à dates). Les conditions de cultures “bonnes à très bonnes” se sont stabilisées à 98 % (contre 84 % en 2024).

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Orge de brasserie : tendance haussière

Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, ont évolué de manière contrastée sur la période janvier-juin, entre le 14 et le 24 novembre, se stabilisant en Faro (variété d’hiver) mais progressant de 2 €/t en Planet (variété de printemps). Le marché est peu fluide, le secteur de la bière n'étant pas porteur. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine 45 (du 4 au 10 au novembre), les semis d’orge de printemps pour la récolte 2026 ont progressé de 1 % à 6 % de la sole attendue (contre 1 % l’an dernier à dates). Pas de nouvelles données cette semaine.

Baisse des prix du maïs

Le prix du maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, a reculé de 3 €/t sur la période janvier-mars entre le 17 et le 24 novembre, dans le sillage d’Euronext et du CBOT. Le retard des exportations ukrainiennes continue de constituer une opportunité pour le maïs français sur les marchés européens. Les fabricants d’aliments pour animaux du Benelux sont également venus s’approvisionner. Selon le rapport du Céré’Obs, sur la semaine 46 (du 11 et le 17 novembre), les conditions de cultures “bonnes à très bonnes” pour la récolte 2026 se sont stabilisées 59 % (75 % l’an dernier à date). La récolte de maïs grain a progressé de 96 % à 99 % des surfaces emblavées (contre 80 % l’année dernière à date).

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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