Les prix de l’orge fourragère et du maïs finissent par baisser, le blé résiste

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Comment ont évolué les prix des céréales ces sept derniers jours ? Crédits : © Généré par IA

Les prix du blé tendre se sont stabilisés sur le marché physique français entre le 12 et le 19 octobre 2026. Ceux de l’orge fourragère et du maïs et se sont appréciés dans le même temps. Les cours de l'orge brassicole et du blé dur ont progressé.

Les prix du blé tendre ont peu évolué, sur un marché pourtant plus actif à l'export

Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait, le 19 octobre 2026, à 242,50 €/t sur la période octobre-décembre, gagnant 0,50 €/t par rapport au 12 octobre 2026, dans le sillage d'Euronext (+ 0,25 €/t, à 243,50 €/t sur l’échéance décembre 2026). Le contrat à terme sur le CBOT a quant à lui continué de reculer (- 17 cts$/boisseau à 655,25 cts$/boisseau sur l’échéance décembre 2026). Les difficultés à l’exportation au départ des ports de la mer Noire ont boosté l’activité des ports français et nord-communautaires. Selon Céré’Obs, en semaine 41 (du 6 au 12 octobre 2026), les semis de blé tendre sont passés de 4 % à 15 % de la sole estimée (contre 24 % l’an dernier à dates). 

Les prix du blé dur ont gagné du terrain, soutenu par une potentielle demande

Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait, le 19 octobre 2026, à 305 €/t sur la période octobre-décembre, grimpant de 10 €/t par rapport au 12 octobre 2026. Le marché est toujours calme en blé dur. Des discussions se tiennent à Port-la-Nouvelle, ce qui soutient les cotations.

Les cours de l’orge fourragère ont perdu du terrain, sur un marché bien couvert

L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait, le 19 octobre 2026, à 217,50 €/t sur la période octobre-décembre 2026, perdant 11 €/t par rapport au 12 octobre 2026. Pour autant, les couvertures des industriels de la nutrition animale sont déjà réalisées sur les mois à venir et les clients ne se pressent pas au portillon… Selon Céré’Obs, en semaine 41 (du 6 au 12 octobre 2026), les semis d'orge d'hiver sont passés de 7 % à 20 % de la sole estimée (contre 40 % l’an dernier à dates).

Les prix de l’orge de brasserie continuent de progresser, soutenue par une demande à l'export

Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence sur le marché physique français, ont progressé, s’établissant le 19 octobre 2026 à 220,50 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 239 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période janvier-juin 2027, gagnant respectivement 1,50 €/t et 1 €/t par rapport au 12 octobre 2026. On rapporte une petite demande sur le port de Rouen à destination du grand export. 

Les cotations du maïs ont grimpé sur Eurnext

Le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence sur le marché physique français, n’était pas coté en date du19 octobre 2026. Le rendu Pontivy-Guingamp s’élevait le 19 octobre 2026 à 216 €/t sur octobre-décembre 2026, perdant 5,50 €/t par rapport au 12 octobre 2026, dans le sillage du CBOT (- 16 cts$/boisseau à 467 cts$/boisseau sur l’échéance décembre 2026). Sur Euronext, les cours ont progressé (+ 15,75 €/t à 292,75 €/t pour l’échéance novembre 2026). La production de l’UE a été abaissée par l’USDA. Celle de la France a été réajustée à 7,3 Mt par Agreste. Selon Céré’Obs, en semaine 41 (du 6 au 12 octobre 2026), la récolte de maïs en France est réalisée à hauteur de 92 % (contre 84 % la semaine dernière et 53 % l’an dernier à dates). 

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Statu quo des prix en pailles et fourrages 

En paille de blé et d’orge, la récolte 2026 en départ Nord-Est demeure respectivement cotée entre 80 €/t et 100 €/t et entre 70 €/t et 90 €/t, en cette semaine du 7 au 14 octobre 2026. Les prix n’évoluent pas d’une semaine sur l’autre en paille mais la pression de la demande est toujours présente face à une offre qui se raréfie. Les éleveurs sont à la recherche de paille pour complémenter le foin dont les disponibilités sont limitées. Supplémenter avec des aliments composés, la paille pourrait venir en alternative au foin, dans le cas extrême.

En France, les prix du foin atteignent parfois des niveaux défiants l’entendement. On rapporte des montants pour des balles rondes en foin de prairie approchant les 500 €/t en France. À terme, le risque est bien réel de ne pas disposer de marchandises de façon suffisante pour honorer toutes les demandes. Les fabricants d’aliments pour animaux français importent des granulés de foin en provenance d’Italie pour pallier la pénurie de fourrage.

En foin de Crau, les prix sur le marché physique français (cotations commerciales) n’ont pas évolué d’une semaine sur l’autre. Idem du côté du Comité du foin de Crau. Les prix s’établissent entre 250 €/t et 260 €/t. Selon l’association professionnelle, les rendements sont globalement mauvais. Malgré l’irrigation, les prairies ont eu du mal à pousser avec les grosses chaleurs. En revanche, le foin récolté est de bonne qualité.

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains. 

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