Les abatteurs expriment leurs doléances au Parlement

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«Actuellement les abattoirs connaissent une baisse de 8% de leur production, du fait du recul de 12% de l’élevage. Si ça continue, on va vers une catastrophe des abattages en France », a déclaré Dominique Langlois, président de l’Interprofession bétail et viandes (Interbev) hier, s’exprimant avec plusieurs professionnels du secteur devant la commission des affaires économiques de l’Hémicycle. « Il y a une nécessité de relancer la production en France, il faut une réelle volonté d’engraisser les animaux », a-t-il affirmé. Afin d’améliorer la compétitivité des usines, il a par ailleurs interpellé les pouvoirs publics pour qu’il soit mis fin aux tests de dépistage ESB sur les animaux arrivant en abattoir, comme l’autorise l’Europe depuis janvier 2013. Présent à la table ronde, Patrick Dehaumont, directeur général à la direction de l’alimentation (DGAL) a reconnu que la pratique de ces tests n’était plus pertinente. A titre personnel il serait pour la suppression de ces tests, mais « l’Anses a rendu un avis partagé », a-t-il confié à l’AFP précisant que les discussions étaient en cours avec le ministère. Les différents maillons de la filière se sont par ailleurs exprimés fortement contre l’écotaxe, qui devrait représenter les trois quarts du CICE, selon Dominique Langlois. Ils ont enfin réaffirmé leur opposition à un étiquetage sur l’abattage rituel qui stigmatiserait des communautés et couperaient les industriels de 80 à 90% du marché à l’export, selon D. Langlois.

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